vendredi 15 mars 2013

l'effort pour nous rendre faibles (et nous éradiquer)

La junk food surfe sur de nombreuses tendances alimentaires modernes : on mange de plus en plus "n'importe quoi n'importe quand n'importe comment". Cette déstructuration de la table est aussi la conséquence de sa déritualisation / désymbolisation. Cette junk food mérite son nom au niveau nutritif comme au niveau culturel. Pour pouvoir vendre les mêmes produits à des milliards d'humains, l'industrie est obligée de viser les sensations organoleptiques (sensorielles, ndlr) les plus basiques : le sucré, le salé, le craquant, le croustillant etc. La malbouffe c'est la recherche du palais reptilien au moindre coût. Il devient moins cher de manger de mauvaises calories que de bien manger.

 La situation ne peut que s'aggraver du fait du poids grandissant de l'industrie, du fait aussi de la perte des cultures traditionnelles populaires en matière d'alimentation.

atlantico 

de la culture à la nature. je répète encore ici cette prise de position des médecins du limousin signataires d'un texte qui pointe les risques sanitaires de l'exposition aux pesticides. là :

 des liens sont établis en milieu professionnel entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies :
                         - des cancers : « Les expositions professionnelles aux pesticides ont été plus particulièrement mises en cause dans les hémopathies malignes lymphoïdes. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants  (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire »(1)
                          - des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson (2).
                         - « chez l’enfant, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides domestiques, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été régulièrement associée aux leucémies et, à un moindre degré, aux tumeurs cérébrales


et on peut lire ici, ce que produit Monsanto en Argentine comme dégâts :

extraits : ... durant la dernière décennie, l'Argentine a connu un boom des exportations de produits agricoles, construit en grande partie sur les cultures de soja génétiquement modifié et l'utilisation agressive des pesticides. Les dirigeants de l'Argentine disent que cela a transformé l'économie du pays, tandis que d'autres disent que les conséquences sont une augmentation spectaculaire des taux de cancer et des malformations congénitales ainsi que le vol et la spoliation des terres.
«Ici, nous avons tous des pesticides dans notre corps parce que la terre en est saturée. Et c'est un énorme problème. En Argentine la biodiversité diminue. Même dans les parcs nationaux, parce que les pesticides ne reconnaissent pas la limite du parc." Les médecins et les scientifiques affirment que les bébés naissent avec des malformations congénitales invalidantes et que ces dernières années l'incidence du cancer chez les enfants a grimpé en flèche. Il s'agit d'un phénomène, disent-ils, qui a coïncidé avec l'introduction des semences Monsanto.
«Je vois les nouveau-nés, dont beaucoup sont mal formées. Je dois dire aux parents que leurs enfants meurent à cause de ces méthodes agricoles. Dans certaines régions, en Argentine la première cause de décès chez les enfants de moins de un an sont des malformations. ".
Cristina Kirchner, la présidenta de l'Argentine, est l'un des plus ardents défenseurs de Monsanto. 

quand on sera tous devenus totalement abrutis et diminués, d'une façon ou d'une autre, c'est sur que les dictatures seront plus faciles à mettre en place !
on est moins payés ou non payés donc on achète de la junk food parce que ce n'est pas cher. ceux qui la produisent sont malades, on leur vole leurs terres, ils ne peuvent plus se défendre.
les "chimistes" produisent des chiffres faux que nos "politiques élus" sont payés pour entériner.

ce cercle vicieux prend vie dans une société où toute structure familiale a disparu. seul, chacun atomisé devant nos écrans faisons individuellement des efforts pour rester....en vie !

sortir la guillotine, arrêter de voter (c'est la première fois de ma vie que j'en arrive là) seraient deux solutions à creuser ensemble !

(ci dessous, des fourmis qui parlent ):






La biodiversité est un trésor inestimable qui a permis le développement de l'agriculture et de l'humanité. Mais il ne reste plus aujourd'hui qu'environ 1% à 1,5% des 3,9 milliards d'espèces développées depuis la formation de la terre, il y a 4,6 milliards d'années. Un nouvel ouvrage de la CIRAD* explique pourquoi l'agriculture doit se transformer radicalement.

Devant l'accumulation des preuves de la disparition de milliers d'espèces végétales et animales et microbiennes, les scientifiques se sont mis à étudier ces espèces et la biologie des sols. Ils ont ainsi découvert le rôle fondamental de la diversité du vivant dans le développement de l'activité agricole et ses innovations. Et ils ont constaté que le travail accumulé par des formes de vie depuis des millions d'années pour construire les écosystèmes a été en très grande partie détruit en seulement quelques dizaines d'années. Aujourd'hui il ne nous reste plus qu'à peine 2% de la biodiversité qui nous a été léguée.
entre 1945 et 1985, la consommation des pesticides a doublé tous les dix ans.
Aujourd'hui le résultat est désastreux. Oui les rendements ont augmenté mais à quel prix ? 98% de la biodiversité d'origine a disparu. Les produits toxiques se sont accumulés dans les sols et dans les eaux. La pollution, liée à la consommation énorme d'énergie fossile par les exploitations agricoles, a considérablement augmenté. Aujourd'hui la Nature, épuisée, n'arrive plus à suivre. Et la course de vitesse engagée entre les pesticides et les ravageurs est sans fin.
je crains qu'il n'y ait plus grand chose à faire. 
koike l'utilisation de la guillotine ....