vendredi 15 mars 2013

le Français devient définitivement une langue morte !

 Le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), porté par Madame Fioraso, doit être présenté en Conseil des ministres à la fin du mois de mars avant d’être débattu au Parlement. Il prévoit, comme le montre sa version en date du 8 février 2013, de porter un coup sévère à l’emploi de la langue française dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Selon une enquête de l’Ined menée en 2008 auprès de 2000 directeurs de laboratoire de recherche, la suprématie de l’anglais est écrasante en sciences exactes, plus nuancée en lettres et sciences humaines. «Dans un laboratoire français de médecine, plus de la moitié des gens ne parlent qu’anglais! Nos évaluations de recherche se passent en anglais, nos projets européens se font en anglais et quand un professeur venu de l’étranger est accueilli dans nos universités, on lui parle anglais. C’est devenu la langue internationale, quoi qu’en pensent les esprits chagrins», note Jean-Loup Salzmann, le président de la Conférence des présidents d’universités (CPU)
À l’université Toulouse-I, connue pour l’excellence de ses cursus en économie, la moitié des enseignants ne parlent pas français, «du coup nos cursus en économie et en droit se passent en anglais», expliquait également récemment son président.
L’association de défense de la langue française a beau craindre depuis plusieurs années que «l’on se réveille dans un pays tout en ­anglais», la suprématie de cette langue paraît inexorable.

Aujourd’hui, environ 30 % des cursus en écoles d’ingénieurs sont déjà en anglais, 80 % dans les écoles de commerce. Une proportion comparable à l’université dans les masters en sciences «dures», en économie ou sciences de l’ingénieur. De Strasbourg à Paris-IV, du Havre à Tours, toutes les formations s’y sont mises.

Cet article instaure la possibilité – bientôt l’obligation, peut-être – pour tout un chacun, étranger ou français, de suivre un cursus universitaire intégralement en anglais. Par exemple, il sera possible qu’un Français suive, en France, une formation en anglais de comptabilité sans connaître aucun des termes comptables dans la langue française !

Cette proposition de loi va, nécessairement, entrainer la dépossession de leur langue maternelle chez les jeunes étudiants français qui suivraient l’ensemble de leurs études en anglais. Croit-on d’ailleurs que leur anglais est si bon qu’ils tireront de leurs études le même profit que si elles avaient été en français ?

cette expansion nouvelle consentie à l’anglais va inéluctablement s’accompagner d’une baisse du niveau général de la population.

  Il en résultera, de plus, un accroissement des inégalités entre les étudiants capables de s’offrir cours d’anglais et séjours linguistiques à l’étranger, et les autres. Le service public qu’est l’enseignement supérieur doit-il favoriser cela ? Nul doute que l’anglais agira alors comme le marqueur social d’une nouvelle classe dominante, soucieuse d’interdire le pouvoir aux non-anglophones.

non, je n'invente RIEN ! source 1, 
 le français restera employé par les pauvres, l'anglais par les riches.

comment "avant", le patois se parlait dans les familles paysannes et le français était utilisé quand on rencontrait "les étrangers". par politesse. (jusque dans le début des années 1970... !).

en France d'autres langues sont parlées, l'arabe et ses dialectes, le chinois et le roumain, et d'autres encore. les chercheurs de langue maternelle française publient en anglais.

Wendy, elle même, cherche souvent des sources en français et n'en trouve pas...vous souvenez-vous du temps où ce sont les universitaires nord américains qui devaient absolument avoir un directeur de thèse français pour pouvoir espérer obtenir leurs diplômes...?
je vous parle des années...1980...

R.I.P. le français !