mardi 26 mars 2013

"changer le Monde" de l'utopie à la nécessité

Les ressources sont les volumes d’hydrocarbures que l’on estime être dans le sous-sol et ils sont bien supérieurs à ceux qui seront réellement extraits, puisque tous ne seront pas techniquement ou économiquement exploitables. 
 
Les ressources que l’on peut récupérer techniquement et de façon rentable sont appelées réserves et plusieurs étapes se succèdent pour les estimer : étude géologique (description du gisement), étude technique (quantité extractible), étude économique (rentabilité) et choix de communication (quantités à déclarer pour des raisons politiques ou stratégiques). Ces étapes permettent d’établir une estimation probabiliste des réserves, c'est-à-dire une classification en fonction de leur probabilité d’existence.  
 
On peut donc distinguer les réserves prouvées ou P90 (probabilité supérieure à 90 % d’être extraites), les réserves probables ou P50 (probabilité supérieure à 50 %) et les réserves possibles ou P10 (probabilité supérieure à 10 %). La somme des réserves et du pétrole qui a déjà été consommé constitue les réserves ultimes, c'est-à-dire le volume total de pétrole qui aura été extrait par l’Homme, de la première à la dernière goutte. 

Les réserves sont officiellement classées de la manière suivante: 1P (prouvées), 2P (prouvées + probables), et 3P (prouvées + probables + possibles). Même si ce sont généralement les réserves prouvées qui sont déclarées, c’est l’estimation des réserves 2P qui se rapproche le plus de ce qui sera réellement extrait.


Réserves ultimes

La moyenne des estimations est restée stable pendant 60 ans autour de 2000 Gigabarils (Gb), avant de subir une augmentation récente suite à l’intégration, par les organisations américaines (USGS, Exxon Mobil, EIA), des hydrocarbures non conventionnels dans les estimations. Aujourd’hui, la moyenne se situe plutôt entre 2500 et 3000 Gb et sur une centaine d’estimations, cinq seulement sont supérieures à 4000 Gb. Il est bon de rappeler que ce chiffre inclut ce qui a déjà été consommé, soit 1300 Gb. Autrement dit, l’humanité a consommé environ la moitié du pétrole qu’elle aura été en mesure d’extraire.



Des chiffres incertains, divergents, faux ou manipulés 


Le graphique suivant montre l’évolution dans le temps des deux types d’estimation. En rouge, l’évolution des réserves 1P "politiques" et en vert l’évolution des réserves 2P "techniques". On constate clairement que les réserves de pétrole brut liées à de nouvelles découvertes sont en déclin depuis les années 1980 et que l’on consomme davantage que ce qu’on découvre.
 
L'auteur de ce graphique, Jean Laherrère, est probablement l'un des meilleurs experts mondiaux sur le sujet, car il a analysé les données d'environ 20.000 gisements à travers le monde.

 

 L'agence internationale de l'énergie a indiqué que nous avions dépassé le pic de pétrole conventionnel en 2008 et un déclin de la production mondiale avant 2015.


 (Evolution de la production tous carburants liquides et prospective)

note de Wendy : ceux qui pensent s'en "sortir" avec l'exploitation des huiles non conventionnelles, se trompent ! voici à quoi ressemble de la découverte au déclin la production d'un gisement d'huile de S. ça va très vite ! la découverte est ensuite couplée avec un nb exponentiel de puits de forage et le déclin est extrêmement rapide :


 

au Japon, ils misent sur le méthane !!!!! un article ici
 
 le méthane rejeté dans l’atmosphère provoque un effet de serre 20 fois supérieur à celui engendré par le rejet de dioxyde de carbone.

l'extraction (ce n'est pas le bon mot), la "capture" du méthane devient possible en Russie et au Canada aussi, par la fonte du permafrost. (réchauffement planétaire). source fiable sur ce qu'il se passe en Arctique

capturer le méthane n'est pas une technique au point. pour le moment c'est juste l'assurance de rendre la planète impropre à la vie.

soyons optimistes et rêvons de techniques "à venir".

2015, c'est la date qui revient le plus souvent pour "dater" le moment où la production nécessaire viendra à manquer. c'est demain. certains pensent que dès cette année le manque devrait se faire sentir.

en quelque sorte via les prix, y compris aux USA, le manque se fait déjà sentir ! tout est possible car le monde ne peut tourner sans pétrole.

ou il faut en urgence changer le monde.