mardi 19 mars 2013

c'est l'eau qui manquera en premier

il n'y a plus une goutte d'eau sur cette planète !

à boire ! source 1 clic en "source 2", l'exemple chinois :


......Nombreux sont ceux en Chine qui perçoivent l'ampleur de cette catastrophe en marche. Wang Hao, directeur du China Institute of Water Resource and Hydropower, a confié à la correspondante du Business World de Delhi " y penser nuit et jour "......la doctrine consiste à prôner la construction de barrages toujours plus nombreux et le percement de nouveaux canaux pour détourner des cours d'eau de montagne encore propres afin de diluer les effluents chimiques qui empoisonnent rivières et lacs ou de revitaliser des cours d'eau asséchés. Cette pratique de pis-aller ne s'attaque pas aux causes mais altère toujours plus la plomberie hydrologique de l'Empire du Milieu......
 La catastrophe devrait donc se poursuivre inexorablement et entraîner, dans les trois à cinq prochaines années - comme le souligne Huang Yukong -, " un conflit entre les intérêts du monde rural, des villes et de l'industrie ".
Ce cataclysme se soldera-t-il par un exode incontrôlé des campagnes vers les villes ? Provoquera-t-il un effondrement de la croissance industrielle ? Exacerbera-t-il la frustration des urbains chômeurs ou retraités, chassés des centres villes et relégués dans les banlieues où ils font les frais des problèmes d'approvisionnement en eau potable ? Des paysans chinois victimes des maladies de la pollution mourront-ils à petit feu par dizaines de millions ? Des tensions politiques interrégionales aiguës, couplées à des révoltes plus massives de " gueux " déjà à cran, verront-elles le jour ?
Les propos - surprenants de franchise - de Pan Yue, le vice-ministre chinois de l'Environnement, recueillis le 7 mars dernier par le magazine allemand Der Spiegel, recoupent explicitement plusieurs de ces conjectures. Ainsi, on apprend entre autres que " le miracle [économique] chinois s'arrêtera bientôt " par l'effet de la pollution, mais que les tenants de la croissance à tout crin " mènent toujours le jeu ". " En cinquante ans, sous l'effet de la désertification et de l'expansion des villes, les terres habitables et cultivables ont diminué de moitié ", constate ce haut fonctionnaire. Conséquence : " 186 millions de Chinois auront besoin d'être déplacés [de régions et de villes trop polluées ou rattrapées par le désert] vers des régions et des villes qui ne peuvent en absorber que 33 millions "... Un flux de " 150 millions de réfugiés environnementaux " sera ainsi voué à l'errance...
Mais cette apocalypse aquifère est également appelée a déborder hors des frontières de l'empire. Les vents de sable chinois, fruits de la désertification de la Chine du Nord, menacent à présent régulièrement le Japon et atteignent jusqu'à la côte Ouest des États-Unis. En 2004, le fleuve Jaune et le Yangtsé ont charrié 11,45 millions de tonnes de déchets toxiques dans la mer de Chine orientale. Le volume des eaux côtières contaminées a ainsi augmenté de 6 % par rapport à l'année précédente. Mais l'avenir des voisins méridionaux de l'Empire du Milieu est plus préoccupant encore. Le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam dépendent pour la majeure partie de leurs ressources en eau des grands fleuves qui prennent leur source sur le plateau tibétain. La République populaire de Chine, qui vient officiellement de programmer la construction de cinq barrages géants sur le cours supérieur du Mékong, a pour l'instant mis en sommeil ses autres projets hydrauliques sur le Gange et le Brahmapoutre. Mais une information, diffusée le 28 octobre 2004 sur la télévision nationale faisait, entre autres, état d'une vingtaine de projets hydroélectriques " de grande importance dans des régions riches en eau ", sans spécifier leur emplacement précis... Il est à redouter que, dans un futur proche, l'Empire du Milieu, sûr de la suprématie politico-militaire qu'il est en train de s'assurer, n'hésite pas à infliger à ces pays le sort qu'il a réservé à son propre environnement hydraulique.
source 2  

sans eau, pas d'industrie ni cultures, ni rien.

sans l'eau, l'armée ?