jeudi 13 décembre 2012

pénurie et démocratie



Au sujet de la pénurie : aujourd’hui, aucune pénurie n’est organisée sur le pétrole. Tout le monde le suppose disponible en quantité plus que suffisante pour tout un chacun (que ce soit physiquement le cas ou non importe peu pour comprendre la réaction des gens qui s’ensuit).
Et la question est justement de savoir si, en situation de pénurie, il peut être judicieux de l’organiser, de l’encadrer plutôt que de laisser « la main invisible du marché » la gérer (l’alternative n’est donc pas entre « pénurie » et « pas de pénurie », mais entre « pénurie régulée » ou « pénurie anarchique ». Dans tous les cas, on peut considérer que le roi régule la pénurie pour se maintenir au pouvoir, mais on peut aussi considérer que c’est simplement pour maintenir une certaine paix sociale. Quel est le plus important de ces deux objectifs ? Je vote pour le second. Même si remplir le second remplit automatiquement le premier.
Face à une croissance en berne, il n’y pas de solution durable autre, pour les États, que de resserrer fortement les cordons de la bourse, même si les électeurs crient. Et face à une récession économique qui dure, il n’y pas de solution durable autre, pour les États, que réduire rapidement la voilure en proportion de la récession (y compris si cela veut dire se séparer d’une partie des fonctionnaires en poste et réduire les missions de l’État). Ou alors, dans l’un et l’autre des cas, il faut accepter d’écraser le pouvoir d’achat au bénéfice de l’emploi et de l’équilibre du budget de l’État.

ça va pas être facile ! mais, bon, je suis bhèlle, bhhèlle, béhéééllle :