mercredi 31 octobre 2012

les mormons débarquent en France, ça manquait !


Les mormons français sortent de l'ombre
Extraits :
leur culte est aussi pittoresque qu'exigeant: éducation religieuse intensive tout au long de la vie ; accès à la prêtrise dès l'âge de 12 ans pour tous les garçons ; baptême des morts (d'où leur passion pour la généalogie, qui leur permet de «mormoniser» toute leur lignée et de lui ouvrir ainsi le «chemin du Salut») ; respect du sabbat et participation à la «Sainte Cène» (un genre de messe, en plus convivial) chaque dimanche ; observation d'une journée de jeûne intégral une fois par mois ; visite au temple deux fois par an ; port constant de sous-vêtements blancs très couvrants, «en protection contre Satan» ; et doctrine actualisée régulièrement par les «révélations» d'un «Président, Prophète et Voyant» nonagénaire, secondé par deux conseillers et un collège de douze apôtres, tous aussi laïcs que lui.
Non reconnus par les catholiques et les protestants, certes, mais néanmoins employés modèles et très bons pères de famille. «C'est ce qui nous attire le plus de conversions», reconnaît Dominique Calmels, directeur financier dans le civil, chargé de la communication pour les mormons français….
……………………… Un à Rome, un près de Paris, un autre à Lisbonne… trois nouveaux temples sont effectivement «en construction ou en projet», rien qu'en Europe. Et 23 autres le sont ailleurs, qui s'ajouteront bientôt aux 138 existants. Voilà qui témoigne en tout cas d'une belle vitalité, surtout quand on sait que les mormons n'en possédaient qu'une cinquantaine dans les années 80.
Et c'est bien cela qui nourrit certaines inquiétudes: où s'arrêtera cette expansion des mormons si l'un des leurs devait être élu, le 6 novembre prochain, à la présidence des États-Unis? Une hypothèse que les observateurs politiques américains s'accordaient à juger improbable… il y a encore cinq ans.

 source et bien plus

 Mitt Romney (à gauche), photographié en 1967 à Bordeaux, à l'âge de 20 ans. Sa mission de trente mois en France n'avait pas été facile. Crédits photo : HOLGER BENNEWITZ/REUTERS