dimanche 28 octobre 2012

la Fin de la Mondialisation


Les Prix ​​élevés du pétrole sont susceptibles de conduire à davantage de défauts sur les prêts.
En effet, la figure montre que les pays les plus à risque pour un défaut de paiement ont tendance à être ceux qui ont importé le plus grand pourcentage de leur énergie en pétrole en 2006, avant que s’installe la crise.
Alors que le monde se heurte à un défaut de paiement généralisé, on peut s'attendre à une érosion  du commerce extérieur.
Ce commerce probablement ne disparaîtra pas, mais il devra peut-être s’appuyer sur un plus grand degré de confiance entre les partenaires, ou sur une base de troc.
Par exemple, une certaine quantité de pétrole peut être échangée contre des biens que le pays producteur de pétrole peut utiliser.
 
Les entreprises, les gouvernements et les consommateurs forment un système en réseau. « Une web économie ». Une économie en forme de toile.

Dans la façon dont le monde fonctionne aujourd'hui, chaque entreprise est ajoutée au Web existant des gouvernements, des entreprises et des consommateurs.
Certaines entreprises réussissent, alors que d'autres échouent. Le succès ou l'échec dépendent des lois qui sont en vigueur, des ressources qui sont disponibles, de la concurrence, et du pouvoir d'achat des clients.

Si l'énergie est une denrée rare, de plus en plus d’entreprises vont échouer, et un nombre croissant de consommateurs se retrouveront sans emploi dans l'économie traditionnelle.
Les banques peuvent être submergées par un défaut sur la dette. À un certain point, les chaînes d'approvisionnement deviennent tellement perturbées que cela deviendra trop dur pour autre chose que de « petites entreprises locales ».

Cela correspond à ce que Joseph Tainter appelle « passer à un état de faible complexité ».
Nous ne savons pas exactement ni quand ni comment cela va se passer, mais il semble que nous ayons déjà pris cette direction.
Les années à venir semblent devoir être difficiles !

traduit d'un passionnant article de Gail Tverberg, sur son blog, ici.
je ne vous livre que la conclusion de "Gail". son article est long et documenté.
elle propose la fin de la mondialisation, elle prédit depuis bien longtemps la "fin de l'Europe", qui d'après elle tombera en premier. l'Europe dépendante de ses importations d'énergies fossiles et endettée jusqu'à la garde ! elle n'est pas optimiste non plus en ce qui concerne les USA, trop gros consommateurs des mêmes énergies et pollueurs sans conscience.

elle propose là un modèle. celui des entreprises locales. évitant les transports des marchandises, notamment, et mieux adaptées et adaptables à une demande préexistante et quantifiable, locale de proximité.

fin de la Mondialisation par les tensions sur l'approvisionnement en énergies fossiles et le blocage du commerce international et la réduction des échanges mondiaux. fin de l'Europe MAIS Gail cherche et trouve une nouvelle société, toujours marchande, mais "adaptée à la pénurie".

plutôt une bonne nouvelle. enfin !