mercredi 30 mai 2012

la santé, la terre et la surpopulation

L’ingénieur agronome Vladimir Orsag, de l’université supérieure de San Andrés, explique que les sols où le quinoa est semé sont composés à 80 % de sable et soumis à des conditions climatiques extrêmes les rendant vulnérables à l’érosion.
Il s’inquiète aussi de certaines pratiques:
« Avec l’augmentation des prix sur le marché international, il y a des producteurs qui abandonnent les techniques traditionnelles et réduisent les périodes de repos de la terre, privilégiant l’agriculture intensive ».
Selon le spécialiste, l’épuisement des sols risque d’amplifier les conflits existants. Une situation d’autant plus inquiétante que la plus grande partie des profits générés par le quinoa concerne la vente et l’exportation, les producteurs gagnant en moyenne 1,60 dollars par kilo.

Très prisée des adeptes de nourriture saine pour ses incomparables qualités nutritive, la céréale des haut-plateaux andins se retrouve aujourd’hui au cœur d’importantes disputes territoriales entre deux régions boliviennes.
Selon les autorités, les affrontements entre producteurs de quinoa des villes de Quillacas et Coroma ont fait huit blessés et ont conduit le gouverneur du département de Potosí à demander la militarisation de la zone auprès du gouvernement central.
Pour le journal La Razón, les blessés se comptent plutôt par dizaines, en raison de jets de pierre et d’une explosion de dynamite.
Consommée par les Incas pendant plusieurs siècles, le quinoa est aujourd’hui considéré par la NASA comme un aliment idéal pour les spationautes, en raison de sa haute teneur en protéines et autres éléments nutritifs. ici

moins de terres arables, plus d'humains et des humains qui "veillent à leur santé", ça donne des guerres. manger, s'empoisonner, jeûner, se loger, cultiver, exploiter les mines : tout cela est contradictoire et crée des tensions violentes.

rien de neuf, que du vieux.