jeudi 26 avril 2012

Gaz de schiste, on avance !

L'essor attendu des Gaz de schiste et de charbon
La consommation énergétique globale augmentera de 40% entre 2009 et 2035 selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), passant d'une consommation de 12.150 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) à 16.950 millions de tep. Dans le mix énergétique mondial, l'énergie qui gagnera le plus de parts de marché est le gaz au détriment du pétrole. Ainsi, la part de marché du gaz passera de 21% en 2009 à 25% en 2035. 
 La production de gaz de schiste est aujourd'hui surtout concentrée aux Etats-Unis avec une production de 140 milliards de m3 en 2010 . Les gaz de schiste représentaient ainsi 23% de la production de gaz des Etats-Unis en 2010. Selon l'AIE, en 2035, la production de gaz de schiste aux Etats-Unis représentera près de 50% de la production de gaz. 
 Les zones de croissance les plus importantes pour le gaz de schiste sont notamment la Pologne et la Chine. La Pologne pense pouvoir commercialement produire du gaz de schiste en 2014 et pourrait atteindre une production de 1 milliard de m3 par an à la fin 2014. 
 La Chine prévoit de produire entre 60 et 100 milliards de m3 de gaz de schiste à horizon 2020, soit entre la moitié et les trois quarts de la consommation de gaz de la Chine de 2011. 
 Quant à la France, une commission a été mise en place par décret le 21 mars 2012 dernier. Elle est chargée d'établir la faisabilité technique et de trouver un équilibre économique et environnemental de l'exploitation des gaz de schiste en France. Cette commission paraît équilibrée : « les scientifiques reconnus » vont toutefois peser énormément dans la balance, et on peut regretter qu'il n'y ait pas de spécialistes scientifiques des impacts environnementaux en dehors des associations de type INERIS ». L'Europe pourra entre autres s'appuyer sur les études lancées par l'EPA, dont les résultats sont attendus en 2012 et 2014 sur la gestion en eau, et sur l'élaboration de nouvelles réglementations sur les opérations de fracturation hydraulique aux Etats- Unis. 
 Une des problématiques qui revient le plus souvent est l'eau, aussi bien celle injectée pendant la fracturation hydraulique, que l'eau de production ainsi que la pollution des nappes phréatiques. « Les acteurs du traitement de l'eau vont avoir un rôle majeur à jouer dans le développement de la production des gaz non conventionnels. On va exiger des acteurs de l'exploration et de l'exploitation de ces ressources de minimiser l'empreinte environnementale de leurs opérations. Les cas américain, canadien ou australien devrait inciter à c réer une filière d'excellence dans le domaine avec une vocation d'export pour la France »  source
 là, non plus aucun commentaire. les mots me manquent sans doute...donc je vais mettre une image, celle des 10 entreprises qui contrôlent presque tout ce que nous achetons :