mardi 20 mars 2012

Manipulations sondagières

Les nouvelles sondagières n'étaient plus aussi fameuses qu'après le mega-meeting de Villepinte. L'IFOP, cet institut qui avait donné, le premier, Nicolas Sarkozy en tête du premier tour mardi dernier, affichait un nouveau mais mauvais résultat. Depuis mardi, la cote de Sarkozy au premier tour baissait. « Nicolas Sarkozy ne bénéficie pas de l’éclaircissement de l’offre électorale » expliquait un directeur de l'institut au JDD ce dimanche. Cela n'empêcha pas le JDD de titrer, ce dimanche, sur « Sarkozy en pôle position », et d'expliquer que « Selon le premier sondage après le dépôt des candidatures, Nicolas Sarkozy devance François Hollande d’un demi-point au premier tour. » Le JDD aurait pu noter que depuis le début de semaine, Sarkozy avait perdu de son « avance » au premier tour alors que le paysage politique s'était éclairci. La « mise en scène », comme le nota Nicolas Demorand, le patron de Libé, était exemplaire.
 
L'IFOP, justement, faisait l'objet d'un réquisitoire sans concession de la part de l'Observatoire des sondages, un site d'informations animé par des chercheurs. source 1 
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.......Le rolling poll du 16 mars 2012, réalisé par l’Ifop et Fiducial est donc un sondage payé par l’entreprise de la présidente du Medef et un grand groupe d’expertise comptable dirigé lui par Christian Latouche dont les affinités idéologiques avec l’extrême droite sont bien connues. Spécialiste du conseil juridique et financier aux entreprises [1], le groupe Fiducial paye également les sondages d’OpinionWay, dont la dernière livraison annonce Nicolas Sarkozy à égalité au premier tour de la présidentielle avec François Hollande avec 27,5% d’intentions de vote (OpinionWay-Fiducial-Le Figaro-LCI, 16 mars 2012) [2]. Le Sénat avait voté en octobre 2011 une proposition de loi interdisant ces sondages en ligne rémunérés. L’Elysée a mis son veto. On savait pourquoi. Aujourd’hui, on voit aussi pourquoi. source 2

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pensons par nous mêmes et laissons parler nos cœurs ...