mercredi 7 mars 2012

l'Eau ou le Feu



Avec les écosystèmes de récifs coralliens, ce sera peut-être la politique de "tout ou rien".
Par JOLLY DAVID NYTimes

Il y a peut-être quelque chose à tirer de l’idée de réserves marines, c’est ce que met en évidence une enquête récente dans la mer Méditerranée.
Des scientifiques internationaux, en Espagne, ont étudié les récifs rocheux autour des rives de la Méditerranée, en comparant les lieux qui avaient strictement appliqué la protection d’ « aires marines «  et les autres.
Les résultats ont montré une variation remarquable dans la structure des écosystèmes des récifs avec trois groupes distincts:
1 les récifs les plus sains avec de la vie dans la biomasse et des algues, 
2 les sites avec moins de poissons, mais avec une abondance d'algues,
3 les récifs à la fois avec peu de poisson et  des surfaces mortes.
Ils ont conclu que la seule variable significative en corrélation avec l'état de la vie sur les récifs était le niveau de protection accordé à la région. Les auteurs ont conclu que les zones les plus strictement protégées avaient la plus forte biomasse et davantage de poissons. Mais ils ont également trouvé  qu’il n’y avait «aucune différence significative entre les zones marines protégées  qui permettent un peu de pêche et les zones d'accès libre à l'échelle régionale." Cette conclusion suggère qu'il se peut que ce soit la politique du « tout ou rien », dans la mesure où seules les aires marines protégées restaient saines.
«C’est dans  les réserves au  large de l'Espagne et de l'Italie que nous avons trouvé le plus de  gros poissons et la biomasse la plus saine du bassin méditerranéen."
Malheureusement, autour de la Turquie et de la Grèce, les eaux étaient mortes" déclare le rapport.
La présence des grands prédateurs - un test décisif pour la santé des écosystèmes  - a été trouvé dans  la Réserve Marine des îles Medes, mises à part par le gouvernement catalan en tant que zone protégée depuis près de trois décennies.
La mer Méditerranée, probablement plus que tout autre écosystème marin, a été façonnée par l'impact de la main de l'homme. Plus de 17.000 espèces ont déjà été identifiées mais même ce nombre n'est certainement qu'une étape provisoire  parce que la connaissance des microbes et des profondeurs marine est insuffisante pour l’évaluer avec certitude.
La Convention des Nations Unies pour la diversité biologique oblige les pays à protéger 10 pour cent des océans du monde d'ici à 2020. L'espoir est que par la protection de quelques-uns des habitats marins endommagés, on pourra conjurer les dégâts infligés par l’implacable surpêche, la pollution et le réchauffement climatique.
N.B. :
Les scientifiques et les écologistes appellent à la création d'un système massif de réserves dans l'océan Austral autour de l'Antarctique.

bien, quand on lit ci-dessous on se rend compte que le choix peut être entre la vie dans la mer Méditerranée (en l’occurrence) et l'extraction du gaz :
 
Ruée vers le gaz en Méditerranée

Les gisements gaziers de la mer Méditerranée suscitent l'intérêt des plus grandes compagnies mondiales d'hydrocarbures.
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Début mars, l'entreprise d'Etat China national offshore oil corporation (CNOOC) puis le géant russe Gazprom ont indiqué leur intention de s'installer à terme dans la région. Quant à l'américain Noble Energy, il réalise actuellement des explorations dans les eaux chypriotes.

Ces gisements de la zone attirent les majors grâce à leur potentiel, gigantesque. Leviathan et Tamar, situés au large des côtes israéliennes et libanaises, recouvrent respectivement 481 et 230 milliards de mètres cubes de gaz, soit à eux deux près de 35% de la production annuelle mondiale. Leur exploitation devrait débuter en 2013 et 2017. La zone contient également des réserves gérées par Chypre, évaluées à 420 milliards de mètres cubes, en attendant de nouvelles explorations.

Pour les pays concernés, ces gisements sont une aubaine, puisqu'ils permettraient d'assurer les besoins domestiques et de commencer à exporter. Pour le moment, Israël et Chypre importent 80% de leurs besoins en gaz, notamment depuis l'Egypte. Mais ces réserves sont surtout l'objet de conflit entre les pays d'une région déjà instable. Leviathan et Tamar sont revendiqués par Israël, qui a accordé des permis d'exploration et d'exploitation, mais également par le Liban.

Les frontières maritimes n'ont jamais été clairement définies dans cette zone. Si Israël et Chypre se sont mis d'accord en décembre 2010 sur la délimitation de leurs frontières maritimes respectives, cet accord est contesté par le Liban, mais également par la Turquie. Ankara entretient de mauvaises relations avec Nicosie, depuis l'occupation de la partie nord de Chypre en 1974, de même qu'avec Tel-Aviv.

Dans ce contexte, il est difficile pour les compagnies étrangères de se faire leur place. Mais leur importance pourrait de toutes façons être limitée, Chypre ayant annoncé son intention de créer une compagnie nationale en vue d'exploiter ses réserves, et de construire un gazoduc pour transporter la production.

Joseph Gaulier

il va falloir leur demander leur avis à tous pour pouvoir sauvegarder la mer. je n'ai aucun doute sur leur choix final. (mais tant qu'il y a de l'espoir, rien n'est jamais perdu !)
la surpêche, la surpopulation, les besoins énergétiques en augmentation constante, la pollution de notre petite planète, la spéculation financière, tout est inextricablement lié. 

 c'est devenu un véritable nœud gordien. faudra-t-il en venir à l'épée ?  

 l'eau, l'air et la terre sont endommagés. 
serait-ce le temps du feu ?