samedi 31 mars 2012

Déplétion, Dépression, Dépopulation

 «Nous sommes la dernière génération la plus favorisée de l’humanité».

La pénurie est partout, tout culmine. Les courbes d’évolution exponentielle de la croissance et de la richesse individuelle au niveau mondial en témoignent. La consommation est folle et ce qui mettra un point final, c’est la fin du pétrole. Le brut représente la moitié de la croissance de la richesse mondiale ! La fluctuation de la croissance mondiale suit deux fois au-dessus le cours du pétrole. Plus que la croissance démographique qui est aussi un enjeu, c’est la croissance du PIB mondial qui est redoutable.
le pétrole entre en tout :Par exemple, l’extraction des minerais dépend du pétrole. Pour extraire un kilo de cuivre, il faut remuer 4 kilos de stériles grâce au brut. Et quand il n’y aura plus de pétrole, comment fera-t-on pour extraire ces minerais essentiels dans les circuits industriels ? L’effet domino de la fin du pétrole est énorme.
le pic du brut a eu lieu en 2005. Aujourd’hui on est sur un plateau, mais on compense par des gisements non conventionnels onéreux et au rendement moindre. (gaz de shit).
 Aux Etats-Unis, on puise dans les stocks. Dès aujourd’hui, la situation est tendue, la croissance mondiale fondée pour moitié sur le pétrole ne peut tenir. On prévoit un crack majeur dès que le pétrole manquera.
le pic ayant été atteint en 2005, "Le plateau" (CAD : juste après le "pic" et avant la chute brutale de la production) sur lequel reposent les économies ne tiendra pas. La chute est prévisible pour 2020, voire 2015, selon le département de la défense américaine, si bien qu’on aura du pétrole jusqu’en 2060. Pour venir à Maurice en 2050, ça coûtera atrocement plus cher !

 Si la crise mondiale du pétrole en 2020 se confirme, c’est une crise financière qui explosera et il sera trop tard pour mobiliser des capitaux en vue de développer les filières renouvelables dans l’urgence. Cela dit, les énergies renouvelables coûtent cher et le retour sur un investissement est faible..................en ce qui concerne les pays du Sud :c’est leur développement même qui est menacé. La révolution verte qui a sauvé l’Inde de la famine a été déclenchée par la disponibilité du pétrole nécessaire à l’irrigation, aux transports, aux engrais, au conditionnement, etc. J’ose le dire, la moitié de la population risque de disparaître. Et on fera un retour en arrière avec une économie basée sur l’agriculture, car c’est ça le défi au fond. On en reviendra à des circuits courts, à de petites communautés. Les petites îles ont une chance de survie appréciable, avec la canne, l’agriculture et une démographie contenue. lien Texte complet
 Adolphe Nicolas, Géologue et professeur émérite de l’université de Montpellier

bien, bien, bien, je ne parlerai plus de "ça".  
la crise "financière et économique qui est là depuis 2005, larvée puis éclatante en 2008, c'est simplement la crise du pétrole, le "peak-oil".
nous sombrons dans une dépression économique qui était tout à fait prévisible. et ceux qui avaient les chiffres et études l'ont bien prévue.

maintenant : 
il me semble très important d'en parler autour de nous. de plus dans cet article cet économiste exprime que les solutions individuelles existent. par exemple : vivre en cultivant sa consommation alimentaire et en adaptant son habitat à la cherté des énergies en l'isolant plus et mieux.
ce qui me dérange : 
il n'y aura pas de solutions pérennes individuelles dans un monde rendu violent par les pénuries. comment retenir les 3/4 de la population acculés à la famine loin des "parcelles riches et productives" isolées.
si on veut éviter les guerres pour s'accaparer ce qui "reste", il faudrait "partager", organiser cette pénurie et se donner les moyens dans la paix de chercher et trouver des énergies de remplacement.
il y en aura, c'est certain. la fusion froide ou autre. il y aura une autre société qui créera une économie et des richesses en s'appuyant sur une source d'énergie "autre" que le pétrole. ...QUAND ?

la transition sera rude. elle est déjà très dure.

parfois, je pense aux "théories du complot", à ces pierres aux USA où il est bien noté que seuls 500000 survivants resteront, aux Mayas et à 2012 et à tout le reste. j'y pense car ce n'est pas insensé de prévoir que certains voudront non seulement "profiter" jusqu'au bout des ressources de la planète mais aussi feront tout pour les partager en parts égales mais....réduites !

ce qui est déprimant, pour moi, c'est que tout est sous nos yeux mais on regarde ailleurs.
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(et paf, pas d'image !)