samedi 31 mars 2012

acidification des océans et extinction de masse

Les émissions de carbone ouvrent la voie à une extinction massive dans les océans
Jeremy Hance,

 L'acidification de l'océan connaît une croissance rapide sans précédent depuis 300 millions d'années. 
 À gauche, un plancton marin fossile avant l'acidification des océans, il y a 56 millions d'années ; à droite, son homologue corrodé par l'acidification des océans. Image prise au microscope électronique à balayage (MEB).

 Les émissions de dioxyde de carbone liées aux activités humaines sembleraient acidifier les océans à un rythme sans équivalent depuis 300 millions d'années, affirme une nouvelle étude publiée dans le magasine Science. Cette étude novatrice, qui mesure pour la première fois le rythme actuel d'acidification par rapport aux cas connus depuis 300 millions d'années, relève que les émissions de carbone non contrôlées entraineront probablement une extinction massive dans les océans du monde. L'acidification menace particulièrement les espèces dépendantes du carbonate de calcium (un composant chimique qui diminue au fur et à mesure que les océans s’acidifient) telles que les récifs coralliens, les mollusques marins et même certains planctons. Tandis que ces espèces disparaissent, des milliers d'autres espèces dépendantes de celles-ci sont susceptibles de s'éteindre également. 
 Presque un tiers des émissions mondiales de carbone finissent dans les océans. Tandis que le rythme des émissions de CO2 dans les océans s'accroît – dépassant les normales d'un cycle global de carbone, les niveaux de pH des océans chutent, signifiant une augmentation de l'acidité. Au cours du dernier siècle, les taux de pH ont chuté de 0,1 unité. Alors que le chiffre semble petit, cela représente une baisse incroyablement rapide en seulement un siècle. « [Ceci] laisse présager des conséquences désastreuses causées par les changements anthropiques actuels, ».  Les scientifiques affirment qu'il n'y a actuellement qu'un seul moyen de neutraliser l'acidification et d'empêcher une extinction massive.

« Nous devons, sans aucun doute, prendre le problème à sa racine le plus tôt possible, en adoptant des mesures pour réduire immédiatement nos émissions de CO2 dans l'atmosphère, » déclare Patrizia Ziveri, également coauteure de l’étude et chercheuse à l'Institut des sciences et technologies environnementales (ICTA). source et texte complet


moi qui n'étais pas écolo !!! c'est réussi !

 c'est arrivé prêt de chez nous !