jeudi 23 février 2012

Casser le cochon pour se payer une élection


Les dirigeants politiques des États-Unis et de l'Europe pourraient bientôt faire face à un choix inconfortable entre la montée de la pression sur l'Iran et prendre des mesures pour protéger leurs économies contre les dommages causés par la hausse du pétrole.

La confrontation avec l'Iran et une série de ruptures d'approvisionnement dans le Sud-Soudan, la Syrie et le Yémen ont poussé les prix à des niveaux qui ont fait dérailler la reprise aux États-Unis et en Europe l'année dernière, et pourraient faire de même dans la première moitié de 2012.

L'expérience montre que toute l'étendue des dommages ne sera pas visible jusqu’au deuxième ou troisième trimestre 2012,  il faut faire la part des prix du pétrole à travers les changements mesurables dans les dépenses de consommation et d'investissement des entreprises avec un décalage de plusieurs mois.
Il serait stupide de rejeter la menace d'un ralentissement dans l'économie dans les mois à venir, le plus probablement entre Mars et Juin.
La réélection du président (Obama) pourrait être coulée si les prix du pétrole poussent l'économie dans la récession. Les gouvernements européens pourraient également être vulnérables si les électeurs blâment leurs dirigeants pour la  hausse des prix pétroliers à cause de sanctions et  d'embargo.

La pression politique visant à limiter ou à inverser la hausse des prix du pétrole est déjà élevée (USA). Elle va devenir intense si les prix franchissent les sommets de l'an dernier {autour de 125 $ (Brent) et 110 $ (WTI) en 2011}. La hausse est imputable aux sanctions.
Le plus simple serait d'encourager les exportations iraniennes vers la Chine, l'Inde et d'autres marchés à travers l'Asie et de garder les stables les approvisionnements mondiaux en pétrole.

Ce plan a mal tourné parce que l'Iran a jusqu'à présent refusé d'offrir de grandes remises et de nombreux acheteurs asiatiques se méfient du pétrole iranien en s'appuyant sur l'abstention des États-Unis, incertains de l'application des sanctions.

La deuxième option est d'essayer de résoudre certaines des autres perturbations qui affectent actuellement l'approvisionnement en pétrole. Les états pourraient accentuer la pression sur le Soudan et le Sud-Soudan pour régler leur différend sur les droits de transit.
La troisième option est d’utiliser les stocks gouvernementaux. Jusqu'à présent, les stocks ne seraient « libérés » que dans le cas d'une interruption des flux de pétrole par le détroit d'Ormuz. En réalité, les conditions de leur utilisation sont susceptibles d'être interprétés avec plus de souplesse.

Citation de l'AIE : «la perturbation dans les approvisionnements en pétrole continue avec la Libye. Cette rupture d'approvisionnement est en cours depuis un certain temps et son effet est devenu plus prononcé  ... Il existe une grand sensation d'oppression sur le marché du pétrole qui menace de saper la fragile reprise économique mondiale. "

Utiliser les stocks est avant tout une décision politique. Si les prix continuent à augmenter, la pression pour les contrer en utilisant des stocks peut devenir irrésistible. REUTERS

pas bonne idée !!! aujourd'hui le pétrole est à 124.05 $ demain à 150 ou 200. si pour se faire élire il faut masquer puis appauvrir d'un coup d'un seul les populations, les urnes seront celles des démocraties.
au lieu de cela nous avons dans le rapport "énergie 2050" cette jolie phrase à la limite de la possibilité de compréhension pour quelqu'un qui parle un français courant:

 « Le problème de notre balance commerciale (...) justifie que l'on porte une attention particulière (...) aux énergies dont la production comporte une valeur ajoutée nationale importante, (...) notamment, (...) faut-il le dire, (les) hydrocarbures conventionnels ou non, dont les réserves, si elles étaient prouvées et exploitables avec un total respect de l’environnement, apporteraient un soulagement significatif au déséquilibre des comptes extérieurs. »
 
 et des petits arrangements, entre faux amis. la roupie n'a pas d'odeur ! :
 L'Inde et l'Iran combinent pour contourner l'embargo

L'Inde et l'Iran sont en train de mettre en place un mécanisme financier pour contourner l'embargo décidé par les pays occidentaux.
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Les exportateurs indiens vont être payés en roupies d'ici à la fin du mois de février, l'utilisation de la monnaie indienne permettant de maintenir le commerce entre les deux pays malgré le gel des circuits financiers par les Etats-Unis.

Depuis plus d'un an, l'Iran a accumulé un impayé de trois milliards de dollars américains pour les marchandises importées depuis l'Inde, à laquelle elle achète essentiellement des céréales, des métaux et des produits chimiques. Ainsi, dans les ports iraniens, 220.000 tonnes de riz sont toujours en attente d'être payées pour être débarquées.


L'Inde, deuxième client de Téhéran pour le brut, refuse d'appliquer l'embargo sur les produits pétroliers décidé par les pays occidentaux et depuis près d'un an, les deux pays passent par une banque turque pour régler les achats de pétrole.


Joseph Gaulier
Source : Exxon - prospective par l'Association for the Study of Peak oil (ASPO)

le petit tableau qui fait dire:"guerre, guerre civile, le jeux sont ENCORE ouverts !". je table sur la propagande, ça revient moins cher, tous comptes faits ! aujourd'hui ils ont tous la même idée :
 Maintenant de UBS Financial Services, même demande au président Obama :

 Maintenant de UBS Financial Services, même demande au président Obama :

Chaque récession américaine depuis 1971 a été précédée par une augmentation du prix du pétrole, actuellement plus de 7 pour cent en un an. Cette économie qui se traîne  peut ne pas être capable de résister à un coup de pic du pétrole et à l’augmentation des prix à la pompe. Mais on semble se diriger dans cette direction.
  Il est estimé qu'une augmentation de 0,10 $ du prix de l'essence entraînent une baisse d'environ $ 11,74 milliards en revenus personnels.
  Alors que les prix du baril n'ont pas encore atteint des niveaux qui modifient l'activité des consommateurs, dans n'importe quelle combinaison de hausse des prix de l'essence ou une fin d'hiver froid pourrait s'avérer problématique pour l'ensemble de l'économie.
On pense que le président pourrait/devrait  ouvrir la réserve –les stocks stratégiques de pétrole pour alléger la pression sur les prix. trouvé sur Z.HEDGE
 
récapitulatif en image :

 document PDF, moins de voyages. ici
le pétrole en euro, graphique historique et instructif :