dimanche 12 février 2012

Armagedd'Oil

*ExxonMobil Advertisement in New York Times, June 2, 2006
"Contrary to the theory, oil production shows no signs of a peak . . . Oil is a finite resource, but because it is so incredibly large, a peak will not occur this year, next year, or for decades to come"
Exxon Mobil (succulent ! les réserves sont finies mais infinies !)
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Climate policy: Oil's tipping point has passed

Nature   revue Nature (payant) 

481, 433–435 (26 January 2012) un article qui tend à accréditer la version du "peak oil"
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 article complet  
"unidentified projects" : en 2009 l'AIE prévoit à partir de 2012 des découvertes de nouvelles réserves mondiales d'énergies fossiles. la consommation mondiale dès 2012 est modélisée à partir d'"espoirs de ressources", encore inconnues.
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suite à l'article (plus haut) paru dans "Nature", une analyse en rapport avec les prix du pétrole qui tendrait à prouver que le "pic pétrolier" a bien eu lieu en 2005 ou environ en 2005 et que la réalité de ce pic serait mise en évidence par les prix du marché.


"Avec la publication d'un article important dans «Nature» en Janvier 2012, le concept de «pic pétrolier» a fait un autre pas en avant dans le débat sur l'épuisement des ressources.

Les prédictions de l’ASPO (association pour l'étude du pic pétrolier)  étaient fondamentalement justes, mais, comme toutes les prédictions, approximatives.

Ces prédictions, basées sur les premiers travaux de Hubbert dans les années 1950, étaient le fruit des fondateurs de l'ASPO, Colin Campbell et Jean Laherrère, qui ont conclu en 1998 que la production pétrolière devait culminer entre 2005 et 2010, puis décliner par la suite.
Intégré dans le modèle de Hubbert il y avait le concept que les coûts d'extraction augmentant progressivement  ils réduiraient  les profits de l'industrie et la forcerait à réduire ses investissements.

À partir de 2004, les prix ont grimpé à un niveau qui a changé à jamais le marché du pétrole. Mais la production de pétrole,  «tous les liquides confondus" (y compris le pétrole des sables bitumineux, les biocarburants, etc) n'a pas montré un pic bien défini, ni la baisse que le modèle de Hubbert avait prédit. Obstinément, la production a refusé de décliner et a même  montré une augmentation modeste ces derniers temps. Cela ne veut pas dire que le modèle est mauvais : comme tous les modèles, il s'agit d'une approximation de la réalité.

On note simplement que lorsque la pénurie a commencé à se faire sentir sur le marché du pétrole, le mécanisme de correction des prix est entrée en jeu. Les prix ont augmenté et, selon la théorie économique standard, ils auraient stimulé la production. Ils l'ont fait, en partie, mais en ce qui concerne le pétrole brut le mécanisme est devenu une foire d'empoigne. Les prix plus élevés ont rendu la production rentable, pendant que les coûts de production augmentaient. Ce mécanisme est très bien repris par Murray et King dans l’article de la revue Nature.  (cf. : le graphique de l’évolution des prix).
Les prix très élevés sont un phénomène récent et leur conséquence  visible et immédiate c’est la « foire d'empoigne » sur le marché du pétrole.
Donc, le mécanisme des prix peut ralentir le déclin de la production, mais les prix  peuvent causer par eux-mêmes toutes sortes de problèmes.

 Avec des prix élevés, l'économie mondiale doit allouer des fonds de plus en plus importants à l'extraction du pétrole et ces ressources doivent provenir de quelque part. Depuis que l'économie ne se développe plus, en gardant une production de pétrole constante cela signifie que certains secteurs économiques doivent « rétrécir » ce qui n'est pas sans douleur.
 Une grande partie des problèmes politiques actuels dans les pays pauvres, par exemple, sont dus aux prix élevés des denrées alimentaires, à leur tour liés au coût élevé du pétrole. Et, avec des prix si élevés, il y a un effet pervers : les pays producteurs peuvent se permettre de consommer plus mais, en conséquence, moins de pétrole est disponible pour les importateurs. Dans un sens, de nombreux pays importateurs ont déjà dépassé leur pic pétrolier.

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Bloomberg Asia-Pacific Minas Crude Oil Spot Price            129,06 $ le 10/02/12 prix du brut Asie-Pacifique


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liens :

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bon dimanche à tous !