samedi 28 janvier 2012

Sénégal, c'est chaud !

Mines et industrie 
 
L'activité minière concerne essentiellement les phosphates (de chaux et d'aluminium) de la région de Thiès (1,9 million de tonnes par an) et de faibles quantités de sel. Le sous-sol recèle des ressources identifiées mais non encore exploitées, notamment dans le Sud-Est: minerai de fer – gisements de Kédékourou et de la Falémé, avec des ressources certifiées de 300 millions de tonnes d'hématite –, uranium (réserves estimées à 2.000 tonnes à Saraya), or (gisements de Sabodala et de Goulouma), marbre,… 
 
Les gisements de pétrole, mis en évidence dans les années 1950-1960, s'épuisent rapidement (la production est passée de 1,129 tep en 1990 à 105 tep [en 1996]); par contre, la production de gaz naturel, quoiqu'encore faible et insuffisante, est en progression (5?200 tep en 1990, contre 33.000 [en 1996]). Le potentiel hydroélectrique des deux grands fleuves, le Sénégal et la Gambie, est estimé à 1?000 MW/an; la mise en valeur du fleuve Sénégal sur le site de Manantali (au Mali), entreprise conjointement avec le Mali et la Mauritanie, fournira 280 GWh/an au Sénégal. 
 
La première caractéristique de l'industrie sénégalaise est d'être concentrée dans la région portuaire de Dakar, où se trouvent rassemblées 90 % des infrastructures. Née juste après la Seconde Guerre mondiale, pendant la période coloniale, l'industrie a d'abord reposé sur la filière de l'arachide. Aujourd'hui, cette orientation se traduit encore par le poids des huileries, en particulier dans la région de Dakar et dans les villes du Centre-Ouest. L'influence de l'agriculture se fait également sentir avec le développement du textile, secteur structuré autour de la filière du coton, et les établissements agro-industriels de la vallée du Sénégal chargés de la transformation des ressources locales (canne à sucre, tomate, riz).

Pêche
 
La pêche, en constante progression, est aujourd'hui la première source de devises du pays, et assure près d'un quart de la valeur des exportations. Les mises à terre (plus de 300?000 t) sont assurées à plus de 70 % par la pêche artisanale, qui alimente les secteurs à la fois de la transformation traditionnelle (poissons salés, séchés ou fumés) et industrielle. La pêche industrielle, moins dynamique, est pour près du tiers contrôlée par une flottille étrangère, notamment française, espagnole et japonaise. L'élevage des crevettes se développe en Casamance.   source


2009 20102011(e) 2012(p)
Croissance PIB (%)
2,2
4,2
4,0
4,4
 (coface)
 
 
La population du Sénégal était estimée à 11,7 millions en 2005. Les régions de Dakar (2,6 millions), Thiès (1,4 million), Kaolack (1,2 million) et de Diourbel (1 million) sont les plus peuplées. À l'exemple de nombreux pays d'Afrique, le Sénégal est caractérisé par la diversité linguistique et culturelle née de la rencontre de trois grandes civilisations: la négro-africaine, l'arabo-islamique et l’occidentale française. La civilisation négro-africaine est transmise par les nombreuses langues nationales, dont le wolof, le peul, le sérène, le diola, le malinké et le soninké. L'apport arabo-islamique, commencé vers le Ve et le VIe siècle, a amené une langue de culte, un livre sacré et un système normatif et juridique fortement codifié. Quant à l'influence occidentale française, elles est arrivée avec le commerce et la colonisation, et s’est infiltrée non seulement avec sa langue, mais aussi avec la Bible et sa littérature, son administration, son idéologie philosophique politique et juridique.
2.1 Les ethnies En considérant la population du Sénégal (10,6 millions en 2004), on peut dire que les ethnies sont fort nombreuses dans ce pays, sans oublier qu'à l’intérieur de chacune des ethnies il peut exister des sous-groupes qui parlent des langues parfois très différents des autres sous-groupes de la même ethnie. 

Wadequi, comme on l'apprend est un fin politique...à suivre !