mercredi 25 janvier 2012

les créanciers (plumés) publics de la dette grecque

Dette grecque-Le FMI appelle les créanciers publics à participer PARIS, 25 janvier (Reuters) - Les créanciers publics de la Grèce pourraient avoir à participer à la restructuration de la dette du pays si la décote actuellement en cours de négociation avec les créanciers privés ne suffit pas à rétablir ses finances, a déclaré mercredi la directrice générale du Fonds monétaire international."Si le niveau de la dette grecque n'est pas suffisament renégocié, les créanciers publics titulaires de la dette grecque devront eux aussi participer aux efforts", a-t-elle dit à des journalistes. (investir)

qui sont ces bienheureux détenteurs publics ? Les créances de la dette publique sont aux mains des heureux détenteurs des titres du Trésor public. La part des dettes publiques de l'Espagne, de l'Irlande, de la Grèce et du Portugal est détenue à 55 % par des résidents allemands, français, italiens, néerlandais et britanniques. « Les « marchés » qui déstabilisent l'Irlande, le Portugal ou la Grèce sont, la plupart du temps des établissements financiers installés dans les États membres de l'union monétaire ».
39 % des OAT (7 à 50 ans) sont détenus par des résidents français. Au sein de ces 39 % : 51,3 %
sont détenus par des assurances ; 35,9 % par des établissements de crédits. Les fonds et assureurs français détiennent 8% des titres grecs, les banques allemandes 7,2% et les banques françaises 6,2%.

 Identifier les détenteurs des titres de dettes souveraines européennes, qui pourraient accuser des pertes.
Malheureusement, les statistiques nationales ne livrent aucune réponse exhaustive.
Les agences nationales d’émission ne publient pas d’informations substantielles sur
les acheteurs de titres de dette ; les banques centrales ne renseignent au mieux
que sur la détention domestique (ménages, assurances sociales, etc.), jamais en
détail sur la détention de la dette publique par les non-résidents.
Le rapport d’Eurostat sur les dettes publiques ne va pas au-delà et est très incomplet.

donc :

Comme le rappelle le FT ce mercredi, l’un des principaux bailleurs de fonds de cette catégorie est la Banque centrale européenne, qui porte en son bilan 45 milliards d’euros d’obligations grecques achetées au bon moment, c’est-à-dire durant l’été, avec une décote de 25 à 30% sur la valeur nominale des titres. Si la BCE ne participe pas à l’échange, elle pourrait afficher une quinzaine de milliards d’euros de plus-values liées à cet achat à bon prix. En revanche, si elle est contrainte de rentrer dans la danse -ce que souhaitent l’IIF et Christine Lagarde- la perte s’élèverait, en cas d’accord sur une décote de 30% environ, à… 16 milliards d’euros. (investir)

donc :

 Si une restructuration entraînant des pertes se produisait, une recapitalisation de la BCE serait sans doute nécessaire. « Au final, ce serait de toute façon aux contribuables de payer l'addition », souligne Open Europe, un cercle de réflexion britannique. Le « think tank » estime d'ailleurs qu'il n'y a pas de mode d'emploi clair pour ce genre de situation. « Et si on ne passe pas par une recapitalisation, la BCE sera obligée de faire tourner la planche à billets pour couvrir les pertes », poursuivent Raoul Ruparel et Mats Persson, d'Open Europe. « Cela causera une poussée d'inflation, ce qui est inacceptable par l'Allemagne et les autres. » La Banque centrale européenne y perdrait surtout beaucoup de sa crédibilité, ce qui peut durablement l'affaiblir.

les pays exposés :

 un défaut grec pourrait provoquer le paiement des CDS (« credit defaut swaps »), ces assurances contre la défaillance de la Grèce, mettant en danger les émetteurs de ces produits, des banques pour l'essentiel.

les créanciers publics ce sont nous. à travers nos assurances vies et autres produits bancaires et à travers la BCE. un peu de démocratie à tous les étages, d'explication au bon peuple, de stratégie ne nuirait pas ! la seule stratégie à l’œuvre, nous plumer, augmenter les prix et au final partir avec nos économies et le fruit de notre travail. la valeur ajouté créée par notre travail va dans les mêmes poches que les fortunes déjà faites sur la "dette" grecque. car dette équivaut toujours à intérêts et remboursements. nous avons prêté de l'argent aux grecs, d'autres ont déjà été remboursés...

encore !!!!   

 Sarko a vraiment intérêt à trouver la potion magique. s'il faut collecter l'impôt dans une proportion telle pour 1 rembourser les dettes des pays en difficulté, 2 rembourser la dette de la France, "aider" les banques, ....il faut élire un druide ou un alchimiste.