lundi 23 janvier 2012

Iran : à qui profite l'embargo

rappel : Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Qasemi, cité par l’hebdomadaire Aseman, déclare que le prix de 200 dollars que pourrait atteindre le baril en cas de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran. « Pour Nicholas Sarkis, directeur du Centre arabe d’études pétrolières, interviewé par Melissa Roumadi, l’embargo sur les importations de pétrole iranien aura des conséquences considérables sur le marché pétrolier pour deux raisons. La première est que ceci priverait les pays consommateurs de tout ce que l’Iran exporte comme pétrole. La seconde est qu’il y a le risque de représailles du côté des Iraniens. Ceux-ci ne s’en cachent pas. Ils menacent de fermer le détroit d’Ormuz par où passe une grande partie des exportations mondiales de pétrole. (...) Personne ne peut prévoir jusqu’où les prix du pétrole pourraient aller. On ne peut pas donner un chiffre comme ça avant même que d’éventuels événements aient lieu. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura une très forte augmentation des prix. Qu’ils passent à 150 dollars, à 180 ou à 200 dollars et plus, toutes les hypothèses sont possibles. Ce qui est certain, c’est qu’une telle possibilité aurait des effets désastreux sur le marché pétrolier. » source


 
Pétrole : flambée en Irak, embargo en Iran
lundi 23 janvier 2012
L'Irak peut sourire : le pays a exporté pour 82,988 milliards de dollars US de pétrole en 2011, contre 52,2 milliards un an plus tôt ; l’or noir représente désormais les deux tiers de son PIB. L’Iran, lui, grimace : les ministres européens des Affaires étrangères ont approuvé un «embargo progressif» sur son pétrole.
© Thinkstock

Irak : recettes pétrolières de près de 83 milliards de dollars US en 2011
 
Les recettes pétrolières de décembre se sont élevées à 7,061 milliards de dollars, contre 6,833 milliards de dollars en novembre. Il s'agit de la quatrième augmentation de production consécutive.
 
Au total, l'Irak a exporté l'an dernier 790,5 millions de barils, pour une valeur de 82,988 milliards de dollars, selon les chiffres disponibles sur le site du ministère du Pétrole. En 2010, le pays avait vendu 689,9 millions de barils, pour des recettes de 52,2 milliards de dollars.
 Au moment où les chiffres irakiens étaient connus, les ministres européens des Affaires étrangères faisaient monter d'un cran la pression sur le régime de Téhéran, accusé de chercher à se doter de l'arme nucléaire, en approuvant un «embargo progressif» sur le pétrole iranien et en visant les avoirs de la banque centrale, selon des conclusions rendues publiques. source
 voir le nom des compagnies pétrolières qui exploitent le pétrole irakien. leur pays de rattachement n'est jamais bien loin des sanctions. un hasard !!! sans doute !
 
 
 « La dissimulation est aux affaires ce que l’alliage est à la monnaie : un peu est nécessaire, trop la discrédite. »