jeudi 20 octobre 2011

le toit du monde brûle-t-il ?

Photo: AFP/Raveedran
Des Tibétains participent à un sit-in le 18 octobre 2011 afin de dénoncer la répression imposée au bouddhisme tibétain par les autorités chinoises.

Les immolations au Tibet font monter les tensions avec le gouvernement chinois



Le gouvernement tibétain exilé en Inde a accusé mercredi les autorités chinoises de pousser les Tibétains au désespoir, après la mort d'une jeune religieuse qui s'est immolée par le feu, lundi, devant son monastère.

Tenzin Wangmo, 20 ans, s'est couverte d'essence et a mis le feu à ses vêtements dans la ville d'Aba, pour protester contre la répression chinoise et demander le retour du dalaï-lama, chef spirituel tibétain en exil depuis le soulèvement antichinois de 1959.
Même s'il n'y a pas de tradition d'immolation par le feu comme moyen de protestation dans la société tibétaine, neuf moines et anciens moines se sont immolés depuis le mois de mars. Huit d'entre eux sont originaires de la province du Sichuan, où se trouve la ville d'Aba. Peuplée en majorité de Tibétains, la région est l'épicentre des protestations tibétaines.
Selon le gouvernement chinois, le dalaï-lama glorifie les immolations. Pékin qualifie même son attitude envers le phénomène de « terrorisme déguisé » et affirme qu'elle encourage d'autres Tibétains à s'immoler.
Nous pensons que l'encouragement de tels comportements au prix de la vie humaine est immoral.
— Liu Weimin, un porte-parole du gouvernement
De son côté, le dalaï-lama s'est dit opposé à ces gestes désespérés, car ils vont à l'encontre des préceptes bouddhistes, mais le premier ministre du gouvernement tibétain, Lobsang Sangay, a salué mercredi « le courage » des moines qui se sont immolés pour « la cause du Tibet ». Une journée de prière en leur honneur et en soutien aux prisonniers politiques tibétains est prévue mercredi au quartier général du dalaï-lama, à Dharamsala, en Inde.  source
 
La Chine accuse le dalaï lama d'encourager les immolations de Tibétains
 
Le dalaï lama a pour sa part débuté une grève de la faim d'une journée avant d'entamer une séance de prières avec une centaine de moines, de nonnes et d'autres Tibétains dans le principal temple de Dharamsala.
M. Sangay, élu fin avril, a dénoncé le "colonialisme" de la Chine et "la destruction systématique de la culture, de la religion, de la langue et de l'environnement tibétains uniques". Il a également critiqué "les politiques répressives" de Pékin.
Les prières, menées par le dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains récemment retiré de la vie politique, ont été délibérément organisées un mercredi, conformément à un mouvement culturel appelé "Lhakar" qui s'est répandu dans tout le Tibet.
Chaque mercredi, les Tibétains au Tibet ont choisi de porter des tenues traditionnelles, de parler tibétain, de manger dans des restaurants tibétains et de faire de leur mieux pour préserver leur culture, a souligné M. Sangay. source

FREE TIBET .......................pas de commentaire de ma part.