jeudi 28 avril 2011

fukushima : pas de fumée sans feu

De l’uranium de Fukushima en Californie

 Depuis quelques jours, une nouvelle inquiète certains spécialistes, qui débattent sur des sites comme celui du département d’ingénierie de l’université de Berkeley (1) ou qui réclament des éclaircissements et surtout des données – que « le gouvernement [américain] doit avoir, je le pense », estime ainsi Arnie Gundersen, déjà cité dans ce blog (2). Que se passe-t-il ?  Voilà une semaine, a été annoncé par l’organisation « Low level radiation campaign » (LLRC (3)), que « de l’uranium issu de Fukushima a été détecté en Californie », après analyse des données recueillies par l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA),. 
Et la LLRC d’insister : “ Il est extrêmement préoccupant qu’aucune donnée concernant uranium et plutonium n’ait été publiée par les autorités du pays »
De son côté, l’ingénieur nucléaire Arnie Gundersen – sur une vidéo postée ce 26 avril – reprend ces données concernant l’uranium et  –sans citer de sources, du moins pour l’instant – mentionne que du « plutonium a été retrouvé en poudre fine » ainsi que de « l’américium [un produit de fission] en Nouvelle Angleterre » (New England, un des états américains). Ces remarques survenant à l’occasion d’une nouvelle analyse qu’il propose d’un moment très particulier de la catastrophe de Fukushima, qui ne manque pas d’intriguer depuis le 14 mars, celle de l’explosion phénoménale qu’a connue l’unité 3 de la centrale.
Selon Arnie Gundersen (7), une première et violente réaction hydrogène (venue des dégagements dans le réacteur n°3) aurait provoqué une onde de choc ébranlant les combustibles dans la piscine n°3. Dans ce combustible à la géométrie bouleversée, aurait alors eu lieu une réaction nucléaire « prompte » (une divergence prompte qu’on pourrait comparer à une sorte de micro-explosion nucléaire). Avec pour résultat principal la désagrégation de morceaux de combustible et l’envoi dans l’atmosphère de toutes sortes d’aérosols contenant des produits de fission. Certains ayant ensuite voyagé par delà le Pacifique. 
Pendant ce temps, alors qu’un article particulièrement virulent vient de sortir dans le New York Times (8) sur la corruption pratiquée par TEPCO envers les politiciens japonais (« 4 personnalités officielles ayant rang de ministre sont devenus vice-présidents de la compagnie »), pour la collusion entre agence de sûreté, opérateurs et politiques depuis des décennies dans l’archipel, l’opérateur de Fukushima Daiichi annonce ses nouvelles évaluations : le réacteur 1 aurait fondu à 55%, le n°2 à 35% et le n°3 à 30%. Quant aux mesures de plutonium sur des échantillons près de la centrale, elles sont de l’ordre de 0,2 Bq/kg (9). 
le nouvel obs. dominique leglu

http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/04/28/fukushima-suite-34-de-l-uranium-de-fukushima-en-californie.html
 plus de fumée aujourd'hui....mais pas d'info....
e.news