mercredi 27 avril 2011

extraterrestres et fonds privés

Les Etats-Unis ont arrêté la captation d'éventuels messages extraterrestres

  Créé le 27.04.11
Le système américain d'écoutes pour capter d'éventuels messages extraterrestres a cessé ses activités depuis le 15 avril faute de fonds en raison des économies budgétaires fédérales, selon une lettre rendue publique mardi. L'assèchement des fonds octroyés au SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), fondé en 1984, a contraint cette organisation à but non lucratif installée en Californie à mettre en veilleuse depuis le 15 avril ses 42 radiotélescopes dits «Allen Telescope Array» ou ATA. Ces télescopes sont situés dans le nord-est de la Californie à près de 500 km au nord de San Francisco et sont le principal outil de détection de possibles communications extraterrestres.
Actuellement «nous tentons d'obtenir des donations d'un montant de cinq millions de dollars pour couvrir la recherche des mondes de Kepler» menée par Jill Tarter et son équipe. Si ces fonds peuvent être levés, «nous prévoyons de passer les deux prochaines années à écouter les 1.235 exoplanètes potentiellement habitables que la mission américaine Kepler a détectées et dévoilées en février».

25 millions de dollars de la part de Paul Allen

Le SETI est aussi en discussion avec l'armée de l'Air américaine depuis deux ans en vue de conclure un partenariat dans lequel les radiotélescopes de l'ATA pourraient aussi être utilisés pour détecter des débris orbitaux, générant ainsi pour l'organisation un revenu qui remplacerait les fonds perdus à cause des coupes budgétaires. Paul Allen, le cofondateur de Microsoft, a donné 25 millions de dollars pour l'ATA qui a commencé à fonctionner en 2007.
Depuis, l'ATA a été financé par le SETI, la Fondation nationale américaine des sciences (NSF), l'Université de Californie à Berkeley et plusieurs donateurs privés, des individuels et des sociétés. Mais la crise budgétaire a entraîné des coupes claires dans ces financements. La NSF a ainsi réduit sa contribution de 90%.
© 2011 AFP 
 
avant on ne savait pas grand chose, là on est certain de ne plus rien savoir de ce qu'on n'a jamais su !