samedi 13 juin 2020

A chacun son combat !


Je rappelle que depuis une trentaine d’années les chats sont devenus une espèce invasive.

Ce sont les habitants les plus nombreux de nos forêts et ils ont lourdement participé au déséquilibre de la bio diversité en mangeant les œufs et les petits des autres espèces animales.

Mais, c’est « bien ». 



Donnez pour lui, l’autre et les ours et les loups dont les paysans ont mis des siècles à se débarrasser.

Mon arrière grand-mère allait à l’école par les bois et les prés, les matins givrés le loup avait faim.

Mon aïeule, que j’aimais tant, frappait l’un contre l’autre ses deux sabots pour faire fuir l’animal.
Les loups craignent l’homme mais parfois ils ont trop faim dans un hiver trop long.

Elle a quitté l’école très vite et a été « placée », petite fille, comme bonne dans une ferme.
Puis elle a trouvé un emploi « à l’usine ». Au moins, à l’atelier, elle profitait de son dimanche.

Accessoirement, vous aurez compris à quel point, mon arrière grand-mère a usé de son privilège blanc. 

Et j’édulcore, croyez-moi ! pour ne pas choquer les jeunes générations qui pensent que tout est dû.

Grâce à Dieu, elle eut un « bon mari » et sa vie s’en est fortement améliorée. Cette notion la aussi échappe aux plus jeunes. Ils ne savent pas ce que représentait le mariage jusque l’après deuxième guerre mondiale. Je vais les épargner.

Elle a eu des chats toute sa vie. Et, toute sa vie, elle noya les trop nombreux petits des portées qui s’enchaînaient.

Les chats de mon enfance vivaient en liberté totale, n’étaient pas stérilisés. Ils venaient sur vos genoux quand ils en avaient envie. Ils n’étaient pas esclaves de nos émotions.

C’est ce qui les rendaient chers à nos quotidiens. Ils faisaient partie de la maison.

« Tiens, voilà Grisou ! Tiens, voilà Blanchou ! »

Le plaisir de retrouver chaque jour un ami.

Je n’ai fait stériliser que ma petite chienne « Biza » mais pas mon chien « Harry ».

Pourquoi ? Parce que je ne voulais pas être obligée de noyer les petits comme le faisait mon arrière grand-mère.

Biza était une petite batarde dont absolument personne n’aurait adopté un petit.

Les citadins vivent dans un rêve perpétuel.

J’ai été élevée avec les animaux libres d’aller et venir dans la maison. Mes deux chiens montaient sur les canapés, assistaient aux repas et me suivaient dans la salle de bains, comme dans la voiture, comme pour faire les courses. Ils n’ont jamais mangé de boîtes ou de croquettes.

C’était des membres de la famille. Parce que j’avais appris comme ça.

Par contre, cette folie des chats qui déséquilibrent la faune sylvestre, de mon point de vue c’est une hérésie.

Je ne parle même pas de la réintroduction des loups et des ours. Des ours...!