samedi 4 avril 2020

Une supérette au Val de Grâce ?


L'agence d'architectes Valode & Pistre envisage de transformer la parcelle de 2,7 hectares du Val-de-Grâce en jardin public.
(Valode & Pistre)


L'équipe a fait appel à une prestigieuse agence d'architectes, Valode & Pistre. "A la fin des années 1970, le bâtiment ne nous paraissait pas terrible quand nous étions étudiants. Il recèle en réalité de grandes qualités et une incroyable modernité…", décrypte Denis Valode. Dans le respect de l'existant et après désamiantage, les architectes proposent de blanchir les façades de béton et de gommer leur aspect "répétitif et rébarbatif" grâce à des balcons, loggias et "coursives végétalisées". Sur le toit vert, un restaurant panoramique et des serres au milieu des panneaux solaires. Au cœur du bâtiment, un auditorium de 290 places et des puits de lumière plantés.



« Après » le projet immobilier.


Ce "parc vallonné" pourrait abriter un manège, des jeux pour enfants, des salles de sport, de l'agriculture urbaine maraîchère avec ateliers pédagogiques pour les écoles du quartier et consommation sur place… Si l'Etat choisit de vendre le site, un appel d'offres sera organisé. "Nous pouvons être opérationnels dès demain, pour une livraison en 2022.Source


« Avant » le projet immobilier.

Un hôpital né le 19 mai 1793. 

L'hôpital est construit sur l'ancien potager de l'abbaye du même nom, laquelle comprend aujourd'hui l'église Notre-Dame du Val-de-Grâce (conçue par François Mansart et réalisée par Jacques Lemercier).





Seule une mobilisation pharaonique pourrait aujourd'hui réveiller le Val-de-Grâce, ce qui laisse un goût amer à certains responsables politiques. La décision de vendre l'établissement a été prise en 2014, pour des raisons budgétaires. "Il aurait fallu engager 700 millions d'euros afin de le remettre aux normes de sécurité, pour une utilité militaire pas forcément justifiée", justifiait alors le ministère de la Défense dans Le Figaro. Les activités de l'hôpital d'instruction des armées ont alors été redistribuées entre les hôpitaux Percy (à Clamart, dans les Hauts-de-Seine) et Bégin (à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne), avant la vente prévue du bâtiment en 2021, pour environ 150 millions d'euros.


Cette échéance a été reportée après les JO de 2024. La partie dite "historique" (la chapelle, les bâtiments abbatiaux et les jardins à la française), elle, n'est pas destinée à la vente. Aujourd'hui, le doute est toutefois permis sur une future opération immobilière. "Ces revirements et l'indécision actuelle quant à l'avenir de l'édifice laissent toutefois penser que le ministère des Armées s'achemine vers une conservation, sans l'avouer clairement", soulignait un rapport du Sénat il y a encore quelques mois.
En novembre dernier, l'Académie nationale de médecine militait notamment pour un projet d'institut afin d'offrir "l'indispensable maintien d'une capacité hospitalière spécialisée complémentaire" aux soldats et aux grands blessés civils et militaires français et étrangers. "Nous nous en étions déjà rendu compte lors des attentats du Bataclan, fermer le Val-de-Grâce a sans doute été un mauvais choix, d'ailleurs motivé par des raisons budgétaires non confirmées", résume Yves Buisson.... "Le Val-de-Grâce aurait pu jouer un rôle très important pendant cette épidémie", conclut l'épidémiologiste.
Et qui était ministre de l’économie ? Qui a chapeauté la vente du Val de Grâce aux intérêts privés ? Non ? Si !  Source 3

Et qui retrouve-t-on dans cette « affaire » ? Lire sur la source 4


Cherchez pas, toujours les mêmes !