lundi 20 avril 2020

L’impossible autonomie alimentaire pour tous.



Source 1

À dérouler :

https://twitter.com/agritof80/status/1252004524849496066?s=21

Si chercher la souveraineté alimentaire est primordial, se consacrer uniquement au marché local est une erreur.

La production locale ne peut répondre qu’à la demande de moins d'un tiers de la population mondiale d'après l’étude. (Cf : source).

Cette étude a comparé la distance entre les zones de productions agricoles pour 6 types de cultures et les zones de consommation.

Au final, seulement 11 à 28% de la population mondiale peut s'approvisionner à moins de 100km.


Pour 26 à 64%, la distance est supérieure à 1000km.



Les différences régionales de cette distance entre production agricole et consommation sont très importantes.

Il faut moins de 1000km pour nourrir 3/4 des Européens, la zone la plus favorisée.
Il faut 5000km pour nourrir 3/4 de la population Africaine.





Cette étude rejoint une carte, déjà diffusée,  sur l'autosuffisance en CALORIES des pays du monde :



Les populations en jaune / orange / rouge dépendent fortement du commerce international pour les denrées alimentaires. 

À moins qu'ils ne puissent s'approvisionner auprès de voisins, amis ou s'associer à une puissance navale majeure, ils feront face à la famine.


Source. Vidéo. Sécurité alimentaire. 2

Coronavirus

......alors qu'une quinzaine de pays dans le monde, seulement, ont la capacité de produire suffisamment de céréales pour en exporter. Pour le blé, ce sont la Russie, la France, le Canada, l'Ukraine, l'Argentine, le Kazakhstan, l'Australie… Pour le riz, la Thaïlande, le Vietnam, le Pakistan, l'Inde, le Cambodge. Et pour le maïs, le Brésil, l'Argentine… Seuls les États-Unis exportent les trois. « Il serait politiquement difficile pour ces pays de cesser leurs exports, remarque Sébastien Abis. Mais beaucoup de leurs clients dépendent de la manne pétrolière. D'autres vont terriblement souffrir économiquement du Covid-19. Que se passera-t-il si les récoltes n'arrivent plus dans les ports, si elles ne peuvent pas être transformées, ou acheminées dans les villes ? Et que se passera-t-il si certains pays n'ont plus les moyens de les acheter ? »
Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, entré en confinement, pourrait rapidement devenir une « poudrière » : la production locale ne couvre que 5 % de la consommation nationale de blé. Dans un récent rapport, le Fonds alimentaire mondial s'alarme des effets en cascade que pourrait entraîner un mouvement de repli, alors que le multilatéralisme connaît une crise majeure. Plusieurs pays exportateurs, pour rassurer leur population inquiète ou éviter une hausse des prix, ont d'ores et déjà pris des mesures : le Vietnam, troisième exportateur mondial de riz, a suspendu ses contrats, suivi par le Cambodge. Russie, Ukraine, Kazakhstan les ont restreints, ou ont annoncé la mise en place de quotas.