dimanche 26 avril 2020

Coronavirus, un Ebola à l'envers.

1) Aux Etats-Unis, des jeunes patients contaminés, à peine malades, meurent de crises cardiaques. Selon le Washington Post, plusieurs médecins hospitaliers, qui travaillent dans des zones durement touchées par le virus, s'inquiètent du nombre anormal de morts par crise cardiaque de patients trentenaires ou quarantenaires, qui ne présentent pas de comorbidités, et/ou ne savaient même pas qu'ils étaient contaminés.

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2)  Pourquoi les patients atteints de Covid-19 ont-ils tendance à se dégrader alors qu'ils ont encore, pour certains, 75% de capacité respiratoire ? 

 Publiée jeudi 23 avril par la revue scientifique américaine "Radiology" (https://pubs.rsna.org/doi/10.1148/radiol.2020201544), référence mondiale dans le domaine médical, l'étude menée par l'équipe du Pr Éric Delabrousse au CHU de Besançon est considérée comme un "tournant" dans la lutte contre le coronavirus. Elle a été validée dans une revue scientifique de très haut niveau.

 Il faut réaliser un angioscanner pulmonaire ! Nous ne comprenions pas pourquoi des patients se dégradaient sur le plan respiratoire alors que leur atteinte pulmonaire était modérée et parfois stable. Maintenant, on comprend mieux.

Les cardiologues ou réanimateurs ne pouvaient pas déceler l'embolie pulmonaire sachant que l'hypoxie étaient due à des caillots présents au sein de tout petits vaisseaux, que seul l’angioscanner parvient à détecter.

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Source-Rappel : une maladie systémique vasculaire !

Les infections à coronavirus humains.



_____ Les cas troublants : 

Un reportage publié dans le Washington Post nous apprend que de nombreux médecins signalent des cas bizarres et troublants qui ne semblent pas avoir été répertoriés dans la littérature médicale sur les coronavirus et les affections respiratoires.  

Ils décrivent des patients qui présentent un taux d’oxygène étonnamment bas — si bas qu’ils seraient normalement inconscients ou proches de la mort — mais qui continuent à discuter normalement ou passer des appels sur leur téléphone, comme d’habitude. 

Des femmes enceintes asymptomatiques se retrouvent en arrêt cardiaque soudain. Des patients qui, selon tous les diagnostics conventionnels, semblent présenter une forme très légère de la maladie, mais dont l’état se détériore en quelques minutes et qui meurent à la maison.


Les médecins ne voient dans les patients concernés par ces troubles bizarres aucune corrélation liée à l’âge ou à la présence de maladies chroniques. Ils sont dans le brouillard le plus complet et certains scientifiques émettent maintenant l’hypothèse qu’au moins certaines de ces anomalies peuvent s’expliquer par de graves changements dans le sang des patients.


Les médecins sont perplexes devant ces changements d’état du sang de certains patients. Ils constatent la formation de caillots de sang, présentant l’aspect d’un gel, ce qui en soit est intriguant.  

En effet, dans des affections comme Ébola, la dengue, ou d’autres fièvres hémorragiques, la coagulation du sang ne se fait pas correctement, provoquant des saignements incontrôlés. 

Or des autopsies effectuées sur des personnes atteintes du Covid-19 ont révélé des quantités importantes de micro-caillots dans le sang. 

Ces petits caillots errent dans l’organisme, se rassemblent et forment des caillots plus gros pouvant se déplacer vers le cerveau ou le cœur, provoquant un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque brutale.


Ces minuscules caillots de sang pourraient également être responsables de l’un des symptômes uniques de Covid-19 : une perte soudaine de l’odorat, suggère le Dr Jeanne Marrazzo, professeur de maladies infectieuses à l’Université d’Alabama à Birmingham. Cela pourrait également expliquer pourquoi des patients qui semblent aller bien s’effondrent soudainement.

Le Dr Lewis Kaplan, médecin de l’Université de Pennsylvanie et directeur de la Société américaine de médecine des soins intensifs, a déclaré au Washington Post que, chaque année, les médecins traitent une grande variété de personnes souffrant de complications liées à la coagulation, depuis les cancéreux jusqu’aux victimes de traumatismes graves, "et ils ne coagulent pas comme ça" . 

Il poursuit : " Le problème que nous avons est que si nous comprenons qu’il y a un caillot, nous ne comprenons pas encore pourquoi il y a un caillot. Nous ne savons pas. Et donc, nous avons peur."


Le système circulatoire ou cardiovasculaire du corps est souvent décrit comme un réseau de rues à sens unique qui relie le cœur à d’autres organes. Le sang est le système de transport, responsable de l’acheminement des nutriments vers les cellules et de l’évacuation des déchets. Un simple rhume ou une coupure au doigt peuvent entraîner des changements qui aident à réparer les dommages, mais lorsque le corps subit un traumatisme plus important, le sang peut réagir de manière excessive, entraînant un déséquilibre qui peut provoquer des caillots ou des saignements excessifs – et parfois les deux.

Les scientifiques appellent cela un « dérèglement hémostatique ».

"Une des théories est qu’une fois que l’organisme est ainsi engagé dans une lutte contre un envahisseur, le corps commence à consommer les facteurs de coagulation, ce qui peut entraîner soit des caillots sanguins, soit des saignements. 

Dans le cas d’Ébola, l’équilibre était plutôt en faveur des saignements. Dans le Covid-19, c’est plus des caillots de sang".

Un autre grand mystère que les médecins espèrent voir éclaircir grâce à la question du sang est de savoir pourquoi certaines patientes en maternité voient leur état de santé s’effondrer pendant ou après l’accouchement.


Un article publié dans l’American Journal of Obstetrics & Gynecology fin mars a détaillé comment deux femmes ne présentant aucun symptôme antérieur de covid-19 se sont retrouvées en soins intensifs. 

La première était une patiente de 38 ans du centre médical Irving de l’université de New York, qui a fait une fièvre de 38,5° pendant un accouchement par césarienne et a commencé à saigner abondamment. 

La deuxième femme, 33 ans, a également subi une césarienne. Mais le lendemain, elle a développé une toux qui a évolué vers une détresse respiratoire. Son cœur a commencé à battre irrégulièrement et sa tension artérielle a grimpé jusqu’à 200/90.


Plusieurs médecins-chercheurs ont déclaré que la relation entre le Covid-19, la coagulation et les femmes enceintes est « un domaine d’intérêt ». Les femmes qui accouchent ont toujours connu des complications de coagulation et de saignement en raison de l’implication du placenta riche en sang, mais il est possible que le Covid-19 déclenche des cas supplémentaires en faisant « perdre l’équilibre » au corps de certaines femmes. « Il y a beaucoup de spéculations« , déclare le Dr Krumholz. 

"C’est l’une des choses les plus frustrantes de ce virus. Nous sommes encore dans l’obscurité."

En clair, le Covid-19 serait avant tout un problème cardiovasculaire et non pulmonaire.

 Selon une dépêche de l’agence Reuters du 22 avril,  la Société américaine d’hématologie, qui a également constaté la formation de caillots, déclare dans ses conseils aux médecins que les avantages du traitement anticoagulant pour les patients Covid-19 ne montrant pas déjà de signes de coagulation sont "actuellement inconnus" .

Source et tout. 

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-La chauve-souris est le réservoir naturel d’Ebola.

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_______ Le traitement israélien :

Pluristem Therapeutics Inc., une société de biotechnologie basée à Haïfa / Israël, a rapporté que sept patients à haut risque de décès en raison d'une insuffisance respiratoire, d'une défaillance multisystémique, y compris d'une insuffisance cardiaque et rénale, ont survécu après avoir reçu ce médicament.
Les sept patients ont été traités avec des cellules expansées placentaires (PLX) allogéniques de Pluristem. 

Essentiellement, ces cellules peuvent potentiellement supprimer ou inverser la suractivation dangereuse du système immunitaire qui provoque la mort chez de nombreux patients atteints de coronavirus.
Le traitement consiste en des doses de 15 millilitres de cellules - connues sous le nom de cellules PLacental eXpanded - administrées en simples injections intramusculaires.

Jusqu'à présent, la technologie de Pluristem a été largement utilisée pour traiter les personnes souffrant d'une mauvaise circulation sanguine des jambes, mais les scientifiques de la société ont pu réutiliser rapidement les cellules pour traiter les patients atteints de coronavirus.
"Nous prélevons des cellules du placenta après l'accouchement à terme et nous avons développé une technologie pour étendre les cellules à un très grand nombre, dans un environnement qui imite le corps humain".





La valeur de Pluristem Therapeutics Inc. ( PSTI ) a augmenté de 75,09% au cours des 12 derniers mois, et la note moyenne des analystes de Wall Street est un achat fort. .... actions  : PSTI un score de 79 sur 100 possibles. source