jeudi 5 mars 2020

Quand la lutte des classes est portée par un chien.

Source


Hum....

Source 2

C’est l’histoire d’un meurtre, a minima par négligence, qui se transforme en hystérie collective sur fond d’affrontements de classes.

Grossièrement les pro-chasse représentent les riches et les anti-meute représentent les pauvres qui défendent la veuve et l’orphelin.

La veuve et l’orphelin sont représentés par un chien. Un clébard, quoi !

Un clebs interdit en France, acheté au black et méchant comme la gale. Symbolique ?

Je rappelle que le droit de chasse fut une victoire populaire des gueux de la Révolution Française.

Je rappelle que dans la France, pas si lointaine, du 19° la force publique emprisonnait les braconniers.

Un délit disparu.

Je rappelle aux citadins que les vieux français ruraux sont attachés au droit de chasse. Leurs ancêtres se sont battus pour ça.

La bien-pensance est vraiment anti-révolutionnaire et réactionnaire au sens strict.

Les bien-pensants sont vraiment les clébards du pouvoir.

Les bien-pensants d’aujourd’hui sont le clergé traître au peuple d’hier.






Source. L’évolution du droit de chasse en France.

Autre chose, la chasse c’est pour les hommes.

Les fusils de chasse quand j’étais enfant avaient tous un recul phénoménal que physiquement les femmes ne pouvaient endurer. La première fois que j’ai tiré au fusil, je me suis retrouvée à terre avec un gros bleu à l’épaule.

J’étais une très bonne tireuse au fusil et à la carabine et je faisais les cartouches avec ma grand-mère. Dés l’âge de huit ans je tirais sur des cibles. Le fusil était toujours à portée de mains.

Partir dans les bois à 5h du matin chercher les champignons sans fusil ? Non. À l’époque croiser un sanglier était commun. Des biches aussi, des chevreuils, mais ça, c’était joli...le fusil c’était uniquement pour les sangliers. Ma grand-mère n’a jamais tiré de lapins pour le plaisir, ni moi.

Je tirais au pigeon avec les hommes de ma famille mais aucune femme ne les accompagnait à la chasse. Un interdit muet. Un non dit.

En tant que femme, je ne suis pas chasseuse, par principe. Les femmes accommodaient le gibier, c’était leur place.

Le gibier ramené par les 3-4 hommes de la famille ? Un faisan, un lièvre, un garenne les très bons jours...

Souvent rien ! :)

C’était aussi l’occasion de boire un coup ! :) l’un expliquant peut-être  l’autre :)

Mais je vous parle d’un monde disparu, dans lequel l’assignation de genre faisait loi.

;)