mercredi 11 mars 2020

Migrants : l’Europe convoquée le 17 mars à Istanbul


Erdogan aujourd’hui devant son parlement :

« Il n'y a aucune différence entre ce que les nazis ont fait et 
les images à la frontière avec la Grèce ».


Recep Tayyip Erdogan ne s’en cache pas. Alors que la crise syrienne à Idleb et la question des réfugiés lui permettent de multiplier les rencontres avec les dirigeants européens, il n’a pas l’intention de limiter les échanges à ces deux sujets.
Le président turc veut une "nouvelle ère" dans les relations de son pays avec l'Union européenne. Il réclame une révision de l’accord de mars 2016 et, pour commencer, l’application des engagements que Bruxelles avait pris à l’époque.
Autrement dit, une mise à jour de l’Union douanière entre la Turquie et l’UE, la levée des visas Schengen pour les citoyens turcs, l’ouverture de nouveaux chapitres dans les négociations d’adhésion, le versement de la totalité des six milliards d’euros promis pour accueillir les réfugiés et des fonds supplémentaires. Recep Tayyip Erdogan dit espérer des résultats concrets avant le sommet du Conseil européen prévu le 26 mars.

La règle du "un pour un".

D’ici là, le dirigeant turc le répète : il n’a pas l’intention de fermer sa frontière avec la Grèce. Il appelle de nouveau Athènes à ouvrir ses portes. Recep Tayyip Erdogan laisse même entendre qu’il ne fermera cette frontière que lorsque les États européens appliqueront la règle du "un pour un". En d'autres termes, lorsque, pour chaque Syrien ramené en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien réfugié en Turquie sera accueilli en Europe. Source