samedi 15 février 2020

Vers la fin de l’hétérosexualité ?



« Sortir de l’hétérosexualité » : le programme de la seconde édition du festival Des sexes et des femmes, en septembre dernier à Paris, pouvait difficilement passer inaperçu. De fait, la polémique ne s’est pas fait attendre ! Les conservateurs ont immédiatement dégoupillé le spectre du séparatisme, de l’hystérie et de l’effondrement de la civilisation, de manière plus ou moins caricaturale (l’interrogation chez Valeurs actuellesl’outrage chez Marianne). Et pourtant. Virginie Despentes le déclarait elle-même au Monde en 2017 : « Sortir de l’hétérosexualité a été un énorme soulagement. »

L’idée de se passer des hommes fait son chemin : sous la plume de Juliet Drouar pour Mediapart, dans les pages du Globe and Mail, dans la vie privée de militantes. Certaines femmes renoncent carrément au sexe. Elles expriment leur ras-le-bol dans le magazine Slate, dans le Guardian, dans l’essai Les Corps abstinents, d’Emmanuelle Richard.




Les enjeux sont considérables, et bousculent des consensus auparavant inamovibles. Résumons : 1) le lesbianisme politique et le féminisme séparatiste, qui incarnaient le repoussoir absolu, gagnent progressivement en respectabilité. 2) L’orientation sexuelle, considérée comme une donnée impossible à déconstruire, est désormais sujette à des reconstructions.

Autrefois perçue comme naturelle, l’hétérosexualité se voit renvoyée à une simple option. Ces thèses sont soutenues par l’histoire et l’anthropologie (comme l’Antiquité grecque l’a démontré, on peut bâtir une civilisation brillante sans norme hétérosexuelle), par la décorrélation du biologique et du social (prétendre qu’il faille se marier et vivre ensemble pour qu’un spermatozoïde soit absorbé par un ovule serait aberrant, l’espèce n’a donc pas besoin de système hétérosexuel), et par une critique du « dressage » hétérosexuel (si la majorité d’entre nous sont attirés par le sexe « opposé », c’est parce que, des contes de fées aux films hollywoodiens, des clubs sportifs aux maisons de retraite, des parents aux copains, tout nous y engage de manière implicite). Source

La cohabitation homme-femme est présentée comme intrinsèquement violente et contre-productive. Car coucher avec le dominant, c’est coucher avec l’ennemi, tout en renforçant son pouvoir.



15° siècle.



Si le niveau et la qualité de la propagande sont suffisamment élevés, personne ne résisterait à la destruction de comportements immémoriaux ?

Dans nos cerveaux reptiliens, là où se nichent tous nos instincts de survie, notamment la survie de l’espèce, c’est la cacophonie, le chaos. 

Vers une destruction de l’espèce humaine qu’on appellerait de nos vœux, présentée comme 
le « bien » ?

Si la propagande est exemplaire, la Nature plierait-elle devant la Culture ? 

Je n’y crois pas une seule seconde, du moins pas sans une grande violence.

Je prévois des techniques d’évitement de plus en plus sophistiquées.

À suivre...
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C’est allé très vite. Je me souviens quand nous riions des WC non-genrés américains, ensemble ici...

Et nous en sommes arrivés là. Je ne pensais pas que cela soit possible.
Je me trompais. 

La « Nature humaine » n’a-t-elle pas été profondément modifiée par les radiations et la chimie des sols, mers et airs depuis 70 ans ? 

Génétiquement, vivons-nous une profonde mutation silencieuse ? 

Une grande majorité d’occidentaux ou de japonais ou de jeunes américains vivent déjà seuls, sans enfant.

Quelle sauvegarde de l’individu face à la folie institutionnelle ?

Quand le réel devient le fantasme, qu’est-ce qu’un individu disfonctionnel ? 

Ça va trop loin, leurs histoires. En décodé.