lundi 17 février 2020

L’immigration intra européenne.



Ceux et celles qui restent derrière sont plus vieux, moins productifs et souvent plus amers. Ils comprennent mal que Bruxelles exige qu’ils acceptent leur quota d’immigrants d’Afrique ou du Moyen-Orient, alors que si peu, à leurs yeux, a été fait pour encourager leurs jeunes à construire leur avenir dans leur propre pays. 
En plus de prendre des allures d’exode des cerveaux, (parce que les autres n’ont pas de cerveau qui ferait défaut dans leurs pays ????) cette émigration intra-européenne a aussi pour conséquence de réduire, dans les pays perdants, le bassin d’électeurs progressistes, comme le sont souvent les jeunes. Les forces « illibérales », du coup, en profitent, tel Viktor Orban en Hongrie où la population est passée de 10,7 millions de personnes en 1980 à 9,6 millions aujourd’hui. 
Le même constat démographique est tiré en Europe du Sud, du Portugal à la Grèce. Cela dit, de petites révolutions sont envisagées pour combler les besoins en main-d’œuvre. En Italie, par exemple, où les femmes travaillent moins à l’extérieur du foyer qu’en Europe du Nord, les mentalités changent.  
Récemment, The Economist soulignait que si les femmes italiennes avaient les mêmes possibilités de travailler que les Allemandes, la main-d’œuvre italienne s’accroîtrait de 14 %. La nature craint le vide, dit-on. On n’est certainement pas au bout des bouleversements que cette émigration interne à l’Europe va entraîner. Source