jeudi 6 février 2020

La double identification en miroir.



Je n’ai aucun mal à m’identifier aux héros ou héroïnes noirs.

Qui ne s’est pas identifié à Whoopi Goldberg dans la « couleur pourpre » de Spielberg ?

Qui ne s’est pas identifié à ce petit garçon noir qui vole un bébé maltraité pour l’élever avec amour ?
Un magnifique film sud-africain dont j’oublie régulièrement le titre.

La couleur de peau n’a rien à voir dans les émotions. Les enfants noirs s’identifient à la Princesse Aurore ou à Peter Pan sans difficulté, il me semble.

Un héros noir qui prend les attributs d’un « Prince de conte européen », quelles conséquences dans l’imaginaire ?

Quoiqu’il en soit, comment faire autrement de nos jours ? Pour la cohésion sociale, pour le vivre ensemble, pour oublier l’histoire et la modifier dans l’esprit de tous. Pour effacer les fautes et les manques.

Ce territoire est multi-racial. Il n’est absolument pas multiculturel (multi-quoi ? Développer l’argument c’est l’assurance de souffrir. Je me préserve un peu ;).

Et si on peut éviter un Helter-Skelter Manson-nien avec une propagande bien menée, pourquoi pas ?

Je ne sais pas ce que vous en pensez et j’aimerais avoir l’opinion de noirs.

Bref, nous en sommes là et O. Sy reste la personnalité préférée des français confondus.

Confondus.

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Étymologie :


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Du latin confundere (« verser ensemblemêlermélangerunir »). Utilisé dans la poésie latine : Confundere proelia cum aliquo : Engager un combat contre quelqu’un. — (Gaffiot)

Qui, ici, n’a pas jeté son Gaffiot ? Je me souviens du mien posé sur le buffet de la salle à manger toujours à la même place pendant des années :)