jeudi 9 janvier 2020

Vers une appli « chaperon » ?



Il peut sembler absurde que les femmes aient plus peur que les hommes de sortir en ville, puisqu’elles se font bien moins souvent agresser (physiquement) que les hommes. Leur peur est-elle irrationnelle ? Stupide ? Est-il dans la nature des femmes d’être craintives ? Rien de tout cela, bien sûr. Toute paradoxale qu’elle soit (en apparence), cette peur a une raison d’être. Elle est collectivement construite comme une caractéristique féminine. En d’autre termes : une femme, une vraie, doit avoir peur, afin que sa façon d’investir l’espace public se distingue de celle de l’homme. Ayant peur, la femme doit élaborer des stratégies d’évitement. Mettre un casque sur la tête. Faire mine de téléphoner sur son portable. Baisser les yeux, éviter les tenues sexy. Parfois même, la femme doit s’auto-exclure de certains espaces. Pas cette rue. Pas ce quartier. Pas à cette heure. Gare aux contrevenantes, qui se font rappeler à l’ordre : «Donne ton cul», «Tu baises?», «T’es bonne». On les intimide. Il faut qu’elles aient peur. Les parents sont les premiers à entretenir chez leurs filles le sentiment que leur présence est «illégitime» au-delà de certains horaires et dans certains endroits. Franchir ces limites spatiales, c’est s’exposer au risque de violences.
La construction sociale de la peur s’appuie sur ce que les sociologues appellent «la division socio-sexuée de l’espace». Il convient que les femmes se sentent tout juste autorisées à fréquenter certains lieux, afin que l’ordre règne dans un monde historiquement constitué, dans l’Occident bourgeois (et dans bien d’autres cultures, et de façon parfois bien plus impitoyable), autour de la distinction homme-femme. L’homme à la ville, la femme à la maison.
(…)
Libération, source.
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C’est quoi ce délire ?  C’est une blague ? 
Depuis quand les femmes ont peur dans la rue ? Construction sociale ? LOL !
Les femmes se sont toujours déplacées, elles sortaient seules la nuit il n’y a pas encore  si longtemps et sans crainte. Surtout les pauvres ! 
Elles étaient libres de leurs mouvements h24. C’est très récent cette peur de la rue. Très récent.
Les femmes travaillaient de nuit en zones urbaines ou industrielles, les femmes marchaient à pieds dans les zones rurales notamment quand elles rentraient de repas de famille. La voiture n’a pas toujours été démocratisée et le cheval était signe de richesse.
Les étudiantes suivaient des cours le soir, puis rentraient seules par les transports en commun à des heures tardives.
Cet article est un cauchemar. Je rappelle que jusque dans les années 2000 je me promenais seule sur le Bd de Rochechouart les nuits d’été pour profiter du silence et de la fraîcheur nocturne. Je n’étais pas la seule, loin de là ! 
La « libération de la femme » mais quelle arnaque ! Pour en arriver là ? 
Pas par « construction sociale » non ! par nécessité !
Vite une appli « chaperon » !

5 commentaires:

  1. Petite histoire, quand je travaillais à Ambroise Paré ma collègue infirmière m'avait raconté ses difficultés à rentrer le soir à 21h 30 chez elle.
    En effet elle devait passer par le bois de Boulogne et les prostituées la prenait pour une concurrente.
    Ils l'insultaient et certaines ont essayé de la frapper

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  2. J'ai réagi comme vous à la lecture de cet article trés certainement écrit par un journaliste de moins de 40 ans qui n'a par conséquent pas connu la France. Et si en plus il a été élevé chez des gauchistes qui nient le réel, on ne lui en voudra pas d'etre convaincu que la France est un pays musulman

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    1. Il y a la bio de la "journaliste" en bas de l'article. C'est un concentré de marxisme culturel à en devenir comique sauf qu'elle doit se prendre au sérieux...

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  3. "T'es bonne" serait une interjection de l'Occident bourgeois visant à délimiter la division socio-sexuée de l'espace.

    Et "wesh wesh" est un signe de reconnaissance entre jeunes mâles célibataires dans les groupes de bourgeoccidentaux à dos argenté.

    Croyez moi, je suis sociologue des grands primates supérieurs. J'ai étudié à la fac de Vincennes à Sainte Denis au département primatologie appliquée à la musique atonique.

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  4. L'éternel retour du réel...

    https://twitter.com/aminee_rire/status/1214685429125058562/video/1

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