mercredi 29 janvier 2020

Mila, un délit de Blasphème qui n'existe pas.







C’est une sortie qui n’a pas manqué de faire sursauter des défenseurs chevronnés de la laïcité. Invitée ce mercredi matin sur Europe 1, la ministre de la Justice a certes apporté son soutien à la jeune Mila, une lycéenne harcelée et menacée de mort pour avoir tenu des propos hostiles à l’islam dans une vidéo, mais d’une bien étrange façon. 

Mais : 

Après avoir rappelé que « dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable », la garde des Sceaux a cru bon de préciser que « l’insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience » et que « c’est grave »… 

Si la ministre prend soin de préciser qu’elle ne met pas sur le même plan les menaces de mort reçues par la jeune fille et ses critiques violentes contre l’islam, elle donne l’impression de vouloir réinventer le délit de blasphème qui, rappelons-le, n’existe pas en France. 

Source et plus.

La sénatrice de l’Oise, très engagée dans la défense de la laïcité, rappelle qu’« en France, il est interdit d’insulter les adeptes d’une religion mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles ».