lundi 2 décembre 2019

QI : tous égaux face à la perte.

les perturbateurs endocriniens.

Le règlement européen Reach [pour enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques, NDLR] recense aujourd'hui 143 000 substances utilisées dans l'Union européenne. On estime, en outre, que la production chimique a été multipliée par 300 depuis 1970. 

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Cela peut se traduire par une baisse du quotient intellectuel (QI) chez les enfants. Ainsi, les tests font apparaître une augmentation du QI entre 1950 et 2000, mais une diminution au cours des deux premières décennies du XXIe siècle




D'autres données montrent quant à elles un allongement du temps de réaction sur cent ans, ce qui représente une baisse de QI de 14 points. 

Ensuite, on observe une multiplication des cas de maladies neurodéveloppementales chez les enfants. Les troubles du spectre autistique (TSA) ont connu une croissance spectaculaire. Aux États-Unis notamment : alors que les premières statistiques datant de 1975 recensent un enfant atteint sur 5 000, l'incidence de ces troubles en 2015 atteint un enfant sur 68

Les troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité (TSA/H) augmentent, eux, lentement, mais régulièrement. Aux États-Unis toujours, l'occurrence de ces troubles est passée de 8 % en 2004 à 11,5 % en 2011, d'après l'enquête nationale sur la santé des enfants (Centers for Disease Control and Prevention), qui publie régulièrement sur ce sujet.

Et à cela s'ajoute le problème de l'effet cocktail.... On ne peut donc pas appliquer la dose seuil, classique en toxicologie, qui sert généralement au législateur lors de la mise en place d'une réglementation.

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans la nourriture, l'eau, les cosmétiques, les sprays, dans les retardateurs de flamme qui sont intégrés dans l'ameublement et les appareils électroniques, dans les revêtements de poêles, etc