mardi 10 septembre 2019

Paris vraiment gâté par le soft power !

Le bouquet de tulipes de Jeff Koons sera bientôt inauguré.


«Bouquet of Tulips 2016», de Jeff Koons. Photo Michel Euler. AP

Dans la mesure où il s’agit d’une initiative de l’ambassadrice des Etats-Unis en France, (sous Obama) on peut y voir une poursuite contemporaine et à ciel ouvert de la stratégie culturelle du soft power initiée par les Etats-Unis dans l’immédiat après-guerre, avec le soutien apporté par la CIA à la diffusion internationale de l’expressionnisme abstrait (1). 

Et quand bien même il ne s’agirait pas d’une stratégie concertée, c’est du moins là le programme de Koons, tel qu’il le formulait en 2014, dans le cadre de sa grande exposition à Beaubourg : 

«Mon travail est contre la critique. Il combat la nécessité d’une fonction critique de l’art et cherche à abolir le jugement, afin que l’on puisse regarder le monde et l’accepter dans sa totalité. Il s’agit de l’accepter pour ce qu’il est. Si l’on fait cela, on efface toute forme de ségrégation et de création de hiérarchies

Autrement dit, le choix idéologique du « Tout se vaut ».



(1) Cette  fut révélée en 1995 dans un article publié en 1995 dans The Independant.