mardi 4 juin 2019

Les chirurgiens de plus en plus maladroits.




Au RU comme aux USA, des médecins ont remarqué une baisse de dextérité chez les apprentis chirurgiens. Une dégradation de la motricité fine qui pourrait s’expliquer par l’utilisation des écrans au détriment d’activités manuelles.

Le New York T. cite une chirurgienne spécialisée dans les greffes. Elle accompagne des internes dans leur formation et a désormais l’œil pour détecter ceux qui ne décrocheront pas leur diplôme : “Ils sont déjà en internat et pourtant ils n’ont pas de bonnes sensations avec leurs mains. Ils sont frustrés, ils sont impatients et il y a du sang partout.”
Elle et ses collègues s’interrogent sur le processus de sélection des internes en chirurgie. Le système actuel favorise les connaissances théoriques, aux dépens de la créativité et de la pratique. Pour ces chirurgiens expérimentés, “ce qui compte, c’est la manière de travailler avec les tissus, de réagir et de s’adapter au stress quand on est au bloc opératoire”.