lundi 3 juin 2019

France, le taux d'épargne est au plus haut.

La BCE s’est fixé un objectif d’inflation à 2 % (en-dehors de mouvements de prix conjoncturels pouvant impacter les matières premières ou l’énergie). Depuis 2012, compte tenu des circonstances, la politique monétaire n’a pas atteint son objectif. Pour autant, la masse monétaire a fortement progressé. Les faibles taux d’intérêt auraient pu également conduire à une augmentation des prix. Les facteurs structurels désinflationnistes l’emportent. (?)

La faible transmission des augmentations des prix sur les salaires empêche l’engagement d’une spirale inflationniste. Le moindre pouvoir de négociation des salariés l’explique en partie. La tertiarisation de l’économie, le développement du travail indépendant expliquent également cette situation. Par ailleurs, la hausse des prix est cantonnée à certains actifs comme l’immobilier qui n’en finit pas d’augmenter.






Source :  INSEE. (L’immobilier est ce que l’on nomme : l'épargne forcée.)
Sur un an, la hausse de l’immobilier est, en France, de 3,0 %. Pour l’Île-de-France, la hausse atteint +3,9 % entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre 2019. Paris continue de tirer vers le haut les prix des appartements : +6,4 % sur un an. Les Français placent une part croissance de leurs revenus par crainte de l’avenir (épargne précaution et épargne pour la retraite). Ils épargnent aussi pour rembourser le capital de leurs emprunts immobiliers. Le taux d'épargne est ainsi passé de 14,9 à 15,3 % du revenu disponible brut du dernier trimestre 2018 au premier trimestre 2019. Le taux d'épargne financière est en forte hausse. Il est passé de 4,9 à 5,4 % du quatrième trimestre 2018 au premier trimestre 2019. Il était de 4 % au troisième trimestre 2018. Cette progression du taux d’épargne intervient malgré la baisse des rendements des produits de taux. Source


1) quand je vois la capacité d’épargne des français je me dis qu’on est très loin d’une révolution.
2) que les gens ont peur.
3) que la consommation en berne fait pression sur la production donc sur les salaires.

4) que les sociétés de service (la France) qui ne tiennent que par les bénéfices induits par l'industrialisation et sa production ont du souci à se faire.

5) les prix alimentaires ont énormément augmenté, les prix de l'énergie aussi. L'INSEE ne semble pas l'avoir constaté.

En septembre 2018, Janvier, mars 2019 et, enfin juin ! De légères augmentations, par touches successives en ce qui concerne l'alimentaire, ou par un bon coup de marteau. (Gaz/Électricité).

Tant que les forfaits "téléphonie/internet/entertainment" se maintiennent nous pourrons nous passer de chauffage ! ?

 
(C'est un peu vulgaire mais puisque l'INSEE se permet...)