dimanche 19 mai 2019

Des plages toujours contaminées à Hiroshima.



Des plages toujours contaminées.


En écumant une plage de la péninsule de Motoujina, au Japon, le géologue à la retraite Mario Wannier a découvert de toutes petites sphères vitreuses mélangées au sable. Après des années d’analyse, la conclusion est tombée : ces particules sont des vestiges de l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima. Selon les scientifiques, ces billes ont été formées par les débris projetés à haute altitude par la bombe et qui se sont retrouvés près de la boule de feu. La très haute température a modifié les propriétés physiques des débris, qui se sont ensuite refroidis et sont tombés en pluie à des kilomètres à la ronde.

 « La grande question, pour moi, était : il y a une ville, puis, une minute plus tard, il n’y a plus de ville. Où est la ville ? Où sont les matériaux ? », a indiqué Mario Wannier dans un communiqué de presse publié par le Lawrence Berkeley National Laboratory.

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Il a retrouvé ces éléments dans les échantillons prélevés sur les sables de Motoujina, mais ceux-ci étaient accompagnés de ces étranges composants. Ces nouvelles particules « sont généralement aérodynamiques, vitreuses et arrondies ». D'autres échantillons de sable ont par la suite été prélevés dans des zones situées entre 6 et 12 kilomètres de la ville de Hiroshima. En moyenne, un kilogramme de sable contient entre 12,6 et 23,3 g de ces nouvelles particules, ce qui donnerait, selon les chercheurs, entre 2 220 et 3 100 tonnes de particules par kilomètre carré.

Selon les analyses, ces particules se sont formées à des températures dépassant les 1 800 degrés Celsius, alors que l'explosion de la bombe atomique a provoqué une ébullition des matériaux au sol, qui se sont ensuite mélangés en altitude et sont retombés en pluie un peu partout dans les alentours, et notamment dans les sables des environsSource 2