vendredi 12 avril 2019

Nucléaire et Gaz.





Le groupe d'experts de l'Autorité de sûreté nucléaire estime que l'électricien doit «réparer» huit grosses soudures défectueuses sur le réacteur de Flamanville. Les travaux pourraient durer jusqu'à 2022 au risque de ruiner la réputation de l'EPR qui accuse déjà des années de retard.

en chantier depuis 2007 et initialement prévu pour rentrer en service en 2012, il est désormais plus que probable que le premier EPR français ne rentre pas en service «avant 2021 voire 2022».

le réacteur a déjà vu ses coûts de construction tripler à plus de 11 milliards d’euros par rapport au devis initial, et chaque année de retard pourrait générer 1 milliard de coûts supplémentaires

Sans parler de l’impact désastreux sur l’image de l’électricien français qui cherche à exporter l’EPR au-delà des deux exemplaires déjà vendus au Royaume-Uni (Hinkley Point) et en Chine (Taishan). Un nouveau retard d’un à deux ans pourrait bien tuer définitivement la réputation de ce qui devait être le fleuron du nucléaire français, à l’heure où l’atome n’a plus le vent en poupe.


Ok, le nucléaire français c’est fini. C’est fini mais il n’en reste pas moins à fermer nos centrales ce que personne ne sait faire. On n’a pas fini de s’inquiéter....

Concomitamment et par hasard : 

Depuis quelques mois, les entreprises énergétiques françaises ont commencé à importer en toute discrétion du gaz naturel liquéfié en provenance des États-Unis - autrement dit du gaz de schiste. Un paradoxe, alors que la France a interdit l’exploitation de cette ressource sur son territoire. L’importation massive de gaz de schiste américain en Europe n’est une bonne nouvelle ni pour ceux qui subissent les conséquences de cette industrie de l’autre côté de l’Atlantique, ni pour le climat.

Les importations de gaz de schiste américain ont effectivement commencé à l’automne 2018, selon les données rendues publiques par l’agence étatsunienne d’information sur l’énergie.

Elengy, filiale d’Engie qui gère le terminal méthanier de Montoir (et deux terminaux similaires à Fos-sur-Mer), nous a confirmé que « le gaz naturel américain est importé en Europe depuis 2017 et directement en France depuis fin 2018 ». Tout en ajoutant que « le nom des importateurs et le détail des cargaisons sont des informations commercialement sensibles que nous ne sommes pas autorisés à divulguer ». Même invocation du secret commercial du côté du quatrième et dernier terminal méthanier française, celui construit par EDF à Dunkerque, récemment revendu à l’opérateur belge Fluxys.
Nous avons donc sollicité les entreprises suseptibles d’avoir acheté ce gaz pour le distribuer en France, à savoir les fournisseurs EDF, Engie et Total (qui a récemment absorbé Direct Energie et Lampiris sous la marque Total Spring, prenant la troisième place du marché). Aucune n’a souhaité nous répondre. L’autre possibilité est que ce gaz ait été acheté par des clients industriels, par exemple pour produire... du plastique (lire notre article Les liens étroits et méconnus entre le gaz de schiste et l’explosion des déchets plastiques).
Au passage, le climat, la COP 21, ils s’en foutent total !!!! (Sans jeu de mots)  Source

Accessoirement la part du gaz algérien dans les importations va se réduire encore ... de 8% en 2017 à combien en 2020 ?.... 




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