samedi 27 avril 2019

Le déclassement de la classe moyenne supérieure.

Ugo Bardi dont le statut italien correspond à celui d'un agrégé français doit quitter sa maison de 300 mètres carrés avec patios et jardins dans laquelle sa famille a vécu 50 ans.

Ses parents, tous deux professeurs en lycée, l'avaient faite construire. Belles huisseries, beaux matériaux, beaux volumes, grands espaces verts. C'était dans les années 1950-60. Ils avaient choisi une toute proche banlieue de Florence, des collines très prisées à l'époque.

(ça doit être un deuil à plusieurs niveaux de quitter un si bel endroit).


Ugo Bardi a de très bon revenus, sa femme aussi. Ils ont fait face à la rénovation de la demeure familiale quand les parents de U. Bardi sont morts.

Mais, aujourd'hui, entretenir cette grande maison n'est plus possible. L'entretien des voitures nécessaires pour vivre dans cette banlieue chic est aussi un poids financier excessif. Les factures d’énergie sont trop élevées.

Le couple Bardi déménage donc en centre ville de Florence dans un bel appartement avec jardinet et se passera de voiture.

Pour 90% des habitants de la planète, Mr Bardi est "riche". Il fait partie des 10% de nantis, dont le patrimoine excède les 250.000 euros.

And the change has a name: it is the twilight of the age of oil. Wealth and energy are two faces of the same medal: with less net energy available, what Italians could afford 50 years ago, they can't afford anymore.

 Ce que les italiens pouvaient supporter comme "charges incompressibles" il y a 50 ans, dans un monde en croissance, il ne le peuvent plus dans un monde à énergie contrainte. source Ugo Bardi.

Il a intitulé son article, non sans humour, "Devenir pauvre en Italie".
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Toute ressemblance avec la France ne pourrait-être que fortuite.

C'était pour répondre à ceux qui confondent "riches", c'est à dire ceux à qui appartiennent les moyens de production, et la classe moyenne supérieure dont l'existence même dépend entièrement des premiers.