jeudi 11 avril 2019

Ces œuvres d’art qui disparaissent.




Tout commence en novembre 2017, au Burkina Faso. Dans l’amphithéâtre de l’université de Ouagadougou, Emmanuel Macronannonce que les conditions seront réunies dans les cinq ans pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain. Dans la foulée, un rapport un confié à deux experts, l’économiste sénégalais Felwine Sarr et l’historienne Bénédicte Savoy. Et il préconise le retour définitif et sans condition des biens spoliés durant la période coloniale à tous les pays d’Afrique subsaharienne qui en feraient la demande. 

La Côte d’Ivoire et le Sénégal ont également fait des demandes officielles de restitution.

Juste après la parution du rapport, les yeux se sont tournés vers le Musée des Arts primaires du Quai Branly : il détient à lui seul les trois quarts des pièces présentes dans les collections françaises. Son président, affirmait que seul un nombre limité d’œuvres étaient concernées. Mais il n’en est rien. Car au-delà des prises de guerres, le rapport préconise de rendre aussi les objets acquis lors de missions d’exploration ou données par les agents de l’administration coloniale. Selon ses auteurs, mêmes si ces pièces ont été achetées, il faut les rendre, s’il n’existe aucun témoignage explicite du plein consentement du vendeur. Pas simple : l’immense majorité des collections françaises est composée d’objets achetés.

Voilà ce que dit l’historienne de l’art Marie-Cécile Zinsou, directrice de la fondation Zinsou à Cotonou, au Bénin. Le marchand d’art tribal Bernard Dulon enfonce le clou. Selon lui, pour que les Africains aient accès à leur patrimoine, il faudrait que leurs gouvernements commencent par leur construire des musées dignes de ce nom. Source et podcast
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Au fait, où sont les richesses artistiques irakiennes ? Pillées puis exposées chez des particuliers anonymes et richissimes. Des œuvres du MO en général, jalousement conservées dans des collections privées ....




Où est passée l’œuvre de L. de Vinci « Salvator Mundi » ? Perdue à tout jamais ? Source


Adieu, art africain, je crois comprendre que certains ont encore de la place dans leurs péristyle.