lundi 25 février 2019

FAO : de l'effondrement écologique à la famine.

Publié ce 22 février, le tout premier rapport mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) portant sur l’état de la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires nous alerte sur les conséquences du déclin des espèces pour l’alimentation humaine. 

« La biodiversité est indispensable pour notre alimentation […] Une fois perdue, la biodiversité ne peut pas être récupérée » : c’est certainement la principale leçon du rapport mondial sur l’état de la biodiversité qui sous-tend nos systèmes alimentaires de la FAO. Le lien n’est pas évident pour tout le monde et pourtant il est crucial. Car ce qu’explique dans son rapport le FAO, c’est qu’en continuant à détruire les écosystèmes comme nous le faisons, les sociétés humaines sont en train de saper leur propre base d’existence et créent un risque majeur pour la sécurité alimentaire à moyen terme.

La biodiversité chute et pourrait entraîner les systèmes alimentaires avec lui.

Pour le dire autrement, les cultures humaines, quand bien même maîtrisées et sélectionnées afin de répondre au mieux aux besoins humains, ne poussent pas sans le fonctionnement régulier des écosystèmes. Car le système de production majoritaire n’est pas hors-sol et ne le sera jamais entièrement en dépit des avancées scientifiques. Par ailleurs, la diversité des espèces cultivées ou sauvages qui servent directement de support à l’alimentation est elle aussi en déclin.

On notera ainsi que sur quelque 6 000 espèces de plantes cultivées à des fins alimentaires, 9 d’entre elles seulement représentent 66% de la production agricole totale.

Par ailleurs, sur les 7 745 races de bétail locales répertoriées par pays dans le monde, 26% sont menacées d’extinction. Enfin, près du tiers des stocks de poisson sont surexploités et plus de la moitié ont atteint leur limite de résistance. Des éléments peu réjouissants qui doivent faire office d’électrochoc pour cette génération. source

---------Ce qui était clair pour nous en 2012, le devient en 2019 pour la FAO. 

Et si vous accélériez la cadence des informations, la FAO ? Merci par avance, nous aurions pu réagir à temps.

Trop tard. 

 

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