lundi 25 février 2019

Arsenic dans la Vallée de l'Orbiel.

Pollution dans l’Aude: des tonnes d’arsenic déversées et un silence gêné.

Les inondations d’octobre près de Carcassonne ont aggravé les vastes pollutions engendrées par l’ancienne mine d’or, et surtout d’arsenic, de Salsigne. Mais sur place, l’État et les riverains minimisent le problème. Si les cancers se multiplient, il ne faut pas que les maisons perdent de leur valeur. 
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Dans la vallée d’Orbiel, arsenic, plomb et bismuth sont présents dans la rivière, mais aussi dans les terres. À quelques kilomètres des habitations, deux collines contiennent presque douze millions de tonnes de déchets toxiques issus de l'exploitation de la mine d'or de Salsigne, de 1892 à 2004, et qui se diffusent dans les sols et les rivières.


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C’est aujourd’hui un venin pour toute la vallée. Malgré les nombreux travaux entrepris par l’État pour contenir la pollution, les associations accusent les autorités de leur avoir menti sur les taux d’arsenic présents dans la région. Aujourd’hui une centrale récupère une partie des eaux souterraines traversant la colline de l’Artus afin de les purifier. Mais seulement 20 % de l’arsenic est retiré. Autrement dit, 80 % est relâché dans la rivière. Selon les chiffres officiels, il y en aurait pour quatre tonnes d’arsenic par an, mais les associations estiment qu’il y en aurait au moins le double.

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Charmant et maintenant peu onéreux.

 2015 : (sur source image) Légumes, thym, escargots...Interdits à la vente...

Les étés se suivent et se ressemblent depuis la fin du siècle dernier. Le triste rituel est reconduit chaque année, à de rares exceptions près, depuis 1997. Par ces dernières températures caniculaires, la préfecture audoise a reconduit l'arrêté qui interdit les produits victimes de la pollution de Salsigne. 

Comme ses prédécesseurs, le préfet a sacrifié à la «tradition» estivale qui veut que chaque été un arrêté proroge d'une année la suspension de la mise sur le marché, à titre gratuit ou onéreux, des légumes feuilles, racines, poireaux cultivés sur les terrains inondables, irrigués ou arrosés par les eaux en provenance des affluents de l'Orbiel (Grésillou, Russec, Gourg Peyris, ruisseau de Villanière), ainsi que thym, escargots ramassés dans la vallée de l'Orbiel, ou dans les environs du site industriel de Salsigne. 

Les communes concernées sont : Villanière, Salsigne, Conques, Lastours, Villalier pour les légumes, auxquelles s'ajoutent Fournes-Cabardès et Limousis pour le thym et les escargots. 

L'arrêté préfectoral daté du 6 juillet 2015 se réfère aux multiples analyses opérées de 1997 à 2007 qui ont révélé des concentrations en plomb, arsenic, cadmium, mercure, supérieures aux teneurs au-delà desquelles la sécurité des populations ne peut être garantie. «Les concentrations observées ne semblent pas évoluer au cours du temps», avait conclu l'étude de 2010. Une illustration de plus des dommages sur le long terme qu'aura causés l'exploitation de la mine d'or de Salsigne.

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