vendredi 7 décembre 2018

Le « droit » à la mobilité.



Les lignes de chemin de fer...pas cher, allait partout...était écologique....

L’idée d’un droit à la mobilité a-t-elle déjà autant résonné avec l’actualité politique ? Calqué sur le droit à la ville théorisé par Henry Lefebvre il y a un demi-siècle, le droit à la mobilité procède d’un constat simple : 
Dans le monde urbain, les déplacements, les flux et les échanges sont des dimensions fondamentales. En priver les individus revient à les empêcher de mener leur projet de vie et à créer des inégalités.
 L’insoutenabilité de ce modèle est connue. S’éloigner des villes, bénéficier de confort spatial et d’un foncier plus abordable est judicieux tant que les coûts de la mobilité restent faibles et l’environnement négligé. L’augmentation des coûts liée au prix de l’énergie et des véhicules ainsi qu’à l’impact de ces déplacements sur l’environnement, la santé, la qualité de vie, s’accommode mal du manque d’élasticité du budget d’une part de plus en plus grande de ménages.

Les solutions alternatives qui se développent en complément des transports en commun, liées aux partages et à la mutualisation de véhicules, à l'essor des moyens de transports individuels électriques permettront-elles de garantir durablement ce droit à la mobilité pour tous ? Les territoires n’affichent pas le même volontarisme en la matière ni ne disposent des mêmes ressources.

Si la crise actuelle est avant tout sociale, avec un creusement inique des inégalités de revenu, de capital et une fragilisation des classes moyennes et populaires, on ne peut douter que notre modèle d’occupation de l’espace et les contraintes pesant sur le droit à la mobilité n’arrangent rien. 

Source


En clair on nous a vendu un « droit » à la mobilité pour nous vendre des pavillons de banlieue.
On a fermé les boutiques des artisans en centre ville et maintenant nous allons acheter chinois dans les horribles centres commerciaux toujours en périphérie de quelque chose.
Ces « centres » sont un « droit » à consommer.

Se méfier du mot « droit »....


Réfractaire ou empêché ? 

Et le « droit » à l’Instruction ?