mardi 6 novembre 2018

La retraite n’est pas un droit mais un privilège.





Cette distinction entre «rente» et «retraite» n'a pas de sens : toute retraite est une rente, car est prélevée sur la production d'aujourd'hui. Cela découle de lois s’appliquant à certains groupes, ce qui s’appelle un privilège. Que ce privilège bénéficie à une partie notable de la population n’en change pas la nature. Et ce privilège, comme tout autre, dépend du pouvoir politique de ses bénéficiaires. 
D’ailleurs, parler de «salaire différé» n'a pas de sens concret : le salaire est la contrepartie d’un travail or je ne peux pas mettre une partie du travail que j'ai fourni lorsque j’avais 30 ans dans une cagnotte et m'en servir 40 ans plus tard. Car mon travail a été transformé en biens et services de l'époque, lesquels ont été consommés. Mon travail a disparu. 
Il en reste une des bases du calcul d'un «droit» que le pouvoir va m'attribuer. Je dis bien «l'une des bases» et parfois même pas. Une vérification historique est que le pouvoir a fait justement varier ce «droit» au gré des variations économiques et politiques, par exemple en l'indexant ou non sur les prix ou  en changeant l’âge de départ, en établissant un minimum vieillesse sans lien avec le salaire passé ou en rajoutant des majorations familiales. Souvent à juste titre, mais cela confirme la nature politique de la retraite.
J’espère que les plus jeunes ici ont bien compris. 
Les plus vieux, les déjà retraités, peuvent s’attendre à des baisses directes sur leurs pensions. 
Cela a déjà commencé avec les coups de rabot successifs sur les « pensions de réversion » , la non-indexation des retraites sur l’inflation et le gel des retraites du public.
Les vieux remplaceront les mineurs isolés dans les sacs de couchage au bord des autoroutes.