samedi 24 novembre 2018

La fin de l’inaliénabilité des collections publiques.

Ce que vient de faire le Président de la République est extrêmement grave. Sans attendre un processus législatif forcément long et à l’issue incertaine, il décide, lui tout seul, d’offrir au Bénin vingt-six œuvres appartenant aux collections publiques françaises.

Sossa Dede Statue royale anthropo-zoomorphe, entre 1889 et 1892
Bois polychrome et métal - 168 x 102 x 92 cm
Paris, Musée du Quai Branly
Œuvre inaliénable d’un Musée de France (pour l’instant)
Photo : Musée du Quai Branly
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Ces œuvres, prises de guerre effectuées en 1892 contre un roi qui n’avait pas hésité à mettre le peuple Yoruba en esclavage, sont tout à fait légalement conservées au Musée du Quai Branly et au Louvre selon les lois internationales. source

La déclaration faite par Emmanuel Macron est scandaleuse parce que les collections publiques sont inaliénables et que s’il pouvait dire qu’il souhaite que ces objets soient donnés au Bénin, il n’a aucun droit de le décréter.

Comment, demain, refuser aux autres pays, et pas seulement aux pays d’Afrique sub-saharienne, le transfert des œuvres des collections nationales ?

Déjà, les musées marocains s’interrogent : pourquoi pas nous ? (voir ici), tandis qu’un journal algérien comprend que « Macron veut tout rendre ».

Demain donc, comment résister aux demandes de la Chine ?

Emmanuel Macron prend des libertés avec le code du Patrimoine et un principe, celui de l’inaliénabilité des collections publiques françaises, qui existe depuis le XVIe siècle.
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 ....demain, Place de la Concorde, l’obélisque aura disparu...

Pour information, le "Sauveur du Monde", la toile de Léonard de Vinci la plus chère du monde a purement et simplement disparu...après avoir été vendue 350 M£ au prince héritier saoudien MBS...

On ne sait pas où elle est....


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La toile "perdue"....., non rien...

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