lundi 5 novembre 2018

"Animal, on est mal".

source : La Vidéo de L214 ... je n'ai pas regardé...


(1968).

C'est neuf dans l'histoire de l'humanité la maltraitance animale (je me répète)... en ce moment ce n'est plus de la maltraitance c'est de la barbarie.

Des animaux découpés et sectionnés vivants... on ne peut plus aller plus loin dans l'horreur...du moins je ne vois pas comment...

C'est très nouveau de manger de la viande toutes les semaines en Europe.

Vous souvenez-vous de "la poule au pot d’Henry IV" qui aurait promis le gallinacé sur la table des Français tous les dimanches.

La formule prêtée à Henri IV : « Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. » (vers 1600). 

à la révolution fraçaise, le peuple qui ne mange toujours pas de viande, se souvient encore de cette promesse :

Il chante : « Enfin la poule au pot va être mise. On peut du moins le présumer. Car, depuis deux cents ans qu’elle nous est promise. On n’a cessé de la plumer. ».
en 1789, le peuple à faim de viande et se contenterait bien de :

1) une poule
2) le dimanche

Pas de bœuf, une volaille ! un seul jour par semaine, celui du Seigneur.

Même après la guerre de 40, la base de l'alimentation c'était le pain et les légumes, la soupe. un peu comme ça :

 




 qui a encore, aujourd'hui, des "assiettes à soupe" dites "assiettes creuses" dans sa vaisselle ?






(remplacées par le "bol Toukaka")

On mangeait de la viande, en France, les jours de "fêtes" et le dimanche jusque dans les années 1950.

Au Japon entre 1950 et 1970 les japonais ont pris 20 cm en taille, de par le fait d'introduire le bœuf dans leur repas.

Au moyen âge jusqu'à la révolution industrielle, nous vivions avec les animaux :



Plus que les cultures, c’étaient les animaux domestiques, et surtout les bovins, qui étaient un symbole de richesse pour la ferme. Il n’y avait rien de plus précieux pour les paysans que de posséder une bonne paire de bœufs bien forts et luisants

Récemment encore, lorsque la traction animale était déjà hors d’usage et que les bœufs résistaient à être attelés par manque d’habitude, de nombreux paysans refusaient tout net de se priver de leurs beaux animaux de trait.

Le bétail bovin occupait plus de la moitié du rez-de chaussée des habitations. 

Chaque animal disposait d’un râtelier en bois sous forme de tiroir, où il introduisait le cou pour s’alimenter, et son lit était disposé sur le sol en terre avec de la paille et des fougères qui seraient utilisées plus tard comme engrais. une source

Jusqu’à la moitié du XVIIIème siècle, deux des râteliers étaient placés sur le mur qui séparait l’étable de la cuisine, avec laquelle ils étaient communiqués par des fenêtres coulissantes. 

Grâce à ce système, il était possible de surveiller à tout moment les vaches sur le point de vêler ou les bœufs les plus précieux, dont les têtes paisibles faisaient aussi partie des réunions familiales.

On entre directement à l’étable à travers le porche lorsqu’il existe, mais il y a toujours une porte latérale ou arrière complémentaire, qui permet une ventilation rapide et une circulation plus pratique des personnes et des animaux. Pas de fenêtres à l’étable, mais d’étroites ouvertures servant à respirer et ressemblant à des meurtrières. Pas de cloisons de séparation.

De plus les "bêtes" tiennent chaud.


(ça c'était pour les riches, les pauvres mangeaient des châtaignes et du pain et des blettes. miam, miam...)

 La cuisine était aussi l'étable :











Les animaux étaient très bien traités. 

Dans la France rurale des années 50-70 et même 80, chacun avait ses poules et ses lapins et personne n'oubliait de les nourrir, ni de nettoyer leurs cages, ni de leur faire "des petits plaisirs". (pour les poules, du super maïs par exemple, dont le prix est 3 x supérieur au maïs concassé...)

Le boucher du coin allait de ferme en ferme pour tuer les bœufs. Il n'y avait pas des machines à tuer. Il avait la responsabilité de ne pas faire souffrir "les bêtes".

Les français faisaient des "conserves" à base de cochon. On mangeait des rillettes (grillons dans le Périgord. Ce sont des rillettes grossières, avec de gros morceaux de chair.)

Quand on tuait le cochon, mon arrière grand-mère n’emmenait "en ville" avec son chapeau bien accroché à ses cheveux... Ainsi je n'entendais pas les cris humains de l'animal...

"LE cochon" dormait dans sa soue pendant l'année... Je dis "le" cochon parce que quand je montais la courte pente pour rendre visite à ses propriétaires, je trouvais le vieux fermier toujours en conversation muette avec son animal...assis devant le portillon qui les séparait...

Quand ce vieil homme a senti sa fin, il n'a pas tué son cochon qui l'a accompagné jusqu'au bout... alors... quand je "montais" lui rendre visite, nous allions nous assoir près du cochon qui participait ainsi à notre non-conversation...L'homme parlait patois, le cochon ne parlait pas et moi, j'écoutais, assise sur une pierre, les genoux barbouillés de mercurochrome, les réponses à mes (trop) nombreuses questions...On promenait le cochon... Les cochons se promènent comme les chiens...(J'ai une cousine qui a eu une chèvre qu'elle promenait aussi...)

Je n'ai jamais demandé ce que ça faisait de "tuer SON cochon"... tabou...et je connaissais la réponse... et j'aimais bien le jambon... tout autant que le vieil homme et LE cochon... Contradictions en chaîne...

Ma grand-mère faisait "les conserves". Pâtés, rillettes-grillons, oie, foie, etc... de l'animal mort...

Par contre, le jambon en salaison c'était trop cher pour nous. Mon père, bien plus fortuné, achetait un jambon qu'on pendait à la cave, pour l'hiver. (Inutile de vous décrire les allers et retours à la cave pour des prétextes fallacieux...)...

Quand mon arrière grand-mère tuait une poule ou un lapin c'était "pour des invités", en leur honneur.
C'était comme "une obligation" sociale.

Ma grand-mère ne supportait pas de tuer les animaux... elle les cuisinait mais ne les tuait pas.

De mon côté j'assistais aux mises à mort... Ce n'était pas un moment agréable mais nécessaire, de mon point de vue d'enfant. J'avais ma "poule parisienne" qu'on ne tuait pas... c'était plus difficile pour les lapins... mais... mon arrière grand-mère allait aussi noyer les chatons de temps en temps...seule...Alors....

Hypocrisie mienne : je lui en faisais quelques reproches mais sans plus, pas de caprice...la maison nourrissait déjà pas mal de chats..."Blanchou", "Blanchette", "Grisou"... des chattes de gouttière qui vivaient libres et nous faisaient l'honneur d'apparaitre pour une ou deux caresses ou mettre bas sur le seul fauteuil voltaire de la salle à manger...

Les chiens étaient traités comme un membre de la famille. J'ai eu deux chiens qui ont bien vécu sur mes canapés (et nous avec leurs poils)...

Tout ça pour vous dire que tout, en ce bas monde, est sujet à la notion de "mesure".

"De la mesure en chaque chose".

Alors, que s'est-il passé en une génération ? Une seule génération, pour oublier.

Tuer les animaux dans la cruauté c'est comme avoir oublié que l'eau chaude n'était pas à tous les robinets en 1960 et que les laves-linge, comme les salles de bains n'était pas destinés aux moins riches. Euphémisme. Dans les années 80 dans le Périgord, le téléphone n'était pas dans tous les foyers. Loin de là !

L'humain aurait-il oublié qu'il vient des grottes ? Que pour obtenir le Droit de Chasse il a du faire la révolution et décapiter les Roys ?

La chasse étant l'occasion de manger de la viande sans finir embastillé ! Comme ceux qui mangent les grands singes en Afrique aujourd'hui, le paysan français braconnait pour manger des animaux sauvages, les sangliers et chevreuils, lièvres, lapins de garenne, poules faisanes, faisans, grives et même merles...

Historiquement, manger de la viande est un signe de richesse. 

Par contre, la cruauté envers les animaux est le signe d'une grave pathologie mentale. 

Tous les tueurs en série arrachaient les ailes des mouches ou torturaient les chats dans leur enfance. 

C'est un signe d'inadaptation sociale qu'on retrouve régulièrement chez ceux qui finissent sur la chaise électrique. 

L'humain sorti des cavernes, finit en camisole ? il semblerait. Le sens de l'équilibre est perdu. 
La chute s’entrevoit.

Au fait, si cet abattoir "bio" doit être fermé, les abattoirs de l'Aïd aussi. Les abattoirs casher aussi. 

https://www.l214.com/communication/20131008-aid-el-kebir-alternative-sacrifice-don

https://www.l214.com/communications/20101116-aid-el-kebir.html

https://www.l214.com/enquetes/2016/abattoir-made-in-france/moutons-aid-el-kebir/




 

"Le Jardin des délices. J. Bosch".

Le Paradis avec les animaux.



3 commentaires:

  1. JE TE COMPRENDS A 1000 % MAIS IL EST UN OVIN/GALLINACE QUE TU NEGLIGES MEME AU JOUR DE SON ANNIVERSAIRE. LES FEMMES ONT UNE ÂME MAIS ONT ELLES UN COEUR ?

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  2. "Qui a encore, aujourd'hui, des "assiettes à soupe" dites "assiettes creuses" dans sa vaisselle ?"

    Moi, et la saison du cresson vient de commencer, miam miam les veloutés, première soupe cette semaine.

    Rien à ajouter pour le reste, trèèèèèèès bel article !

    Tof

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  3. et ne parlons pas des connard de chasseurs qui viennent tuer les chevreuils dans mon jardin...
    le dimanche ne leurs suffit pas

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Sans Modération.

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