samedi 13 octobre 2018

Les enfants, oui, les accouchements, non !

Le mot « césarienne » dérive du latin caesar qui veut dire « enfant né par incision » (du verbe caedere : « couper », « inciser »).

Bien qu'on l'entende souvent, Jules César n'est pas né par césarienne.

Cette opération existait certes déjà à l'époque mais elle n'était pratiquée que sur des femmes déjà décédées pour sauver le bébé, car aucune mère n'aurait survécu à une telle opération à l'époque. Selon Pline l'Ancien, « Les enfants dont les mères meurent en leur donnant le jour, naissent sous de meilleurs auspices : c’est ainsi que naquit Scipion l'Africain l'ancien, et le premier des Césars, ainsi nommé de l’opération césarienne qu’on fit à sa mère. » source Wikipédia




La césarienne, souvent présentée comme un moyen simple, rapide et sans difficulté de faire naître son enfant, peut en fait avoir des conséquences à court et à long terme, aussi bien pour la mère que le bébé.
source et plus

Après une césarienne la montée de lait est le plus souvent retardée et les femmes ainsi opérées renoncent à l'allaitement...

L'allaitement permet à l'utérus de retrouver sa place et taille initiales. 

En cas de césarienne, non ! les femmes conservent "du ventre". C'est le muscle et les abdominaux qui sont endommagés.
 
« La plupart des femmes césarisées gardent un petit bourrelet au bas du ventre, très difficile à faire partir. Le muscle ayant été écarté, il ne reprendra pas tout à fait sa tonicité initiale. »

  C'est pour toutes ces raisons hyper sympas qu'on pratique de plus en plus de césariennes ?

Non, c'est pour :

-éviter l'accouchement

-parce que les gynécologues ne "savent plus" accoucher

-par peur,

-par pseudo confort pour la mère qui gardera ad vitam son utérus coupé en deux et fragilisé ! 

-parce qu'accoucher c'est bestial.

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Le nombre de naissances par césarienne a quasiment doublé dans le monde en quinze ans, de 12% à 21% entre 2000 et 2015, dépassant même 40% dans 15 pays, conduisant les gynécologues à s'interroger sur cette "épidémie", dans un dossier publié dans le Lancet vendredi.
Une pratique dangereuse dans certains environnements. 

Dans 15 pays, ce sont plus de 40% des naissances qui ont lieu par césarienne (République dominicaine, Brésil, Egypte, Turquie, Venezuela, Chili, Colombie, Iran etc.). "La forte augmentation des césariennes - pour l'essentiel dans des environnements aisés et sans raison médicale - pose problème à cause des risques associés pour la mère et l'enfant"

Les disparités sont écrasantes entre l'Afrique sub-saharienne (4,1% de césariennes) et l'Amérique latine et les Caraïbes où le taux atteint 44,3% en 2015.

Le Congrès mondial de gynécologie et d'obstétrique réuni au Brésil avance plusieurs pistes dans le Lancet sur les raisons de cette "épidémie ": une baisse de compétences du corps médical pour accompagner un accouchement potentiellement difficile par voie naturelle, le confort de la programmation des naissances de jour, des tarifs plus attractifs pour les médecins et cliniques en cas de césarienne...

source en français 

source en anglais