mercredi 1 août 2018

Quand le logement social profite aux riches.

Ou mécanisme vicieux.

J’ajoute qu’après avoir construit du logement social avec nos deniers, bien évidemment, on le mettra en vente au prix fort du marché.

Les mécanismes de sur-loyers sont en cours ainsi que les rachats de logements HLM.
Pas du tout certain que les locataires en « loyers modérés » le restent longtemps en zones tendues.

Deux cas de figures, les zones perdues avec un parc à l’abandon, invendable et peu entretenu.

Les zones tendues où les plus riches rachèteront comme investissements locatifs.

Construits avec l’argent du contribuable les profits des ventes ou des loyers futurs « au prix du marché » iront dans quelles poches ?

Se méfier énormément du parc « social ». Celui-ci sera privatisé, donc une spoliation pour tous, mais aussi des gains faramineux pour ceux qui rachèteront !

Sans compter les mouvements de population éjectée du social vers les périphéries de plus en plus lointaines des centre-villes et non-entretenues.

Autre souci de taille : je ne vois aucune amélioration dans les transports en commun de la ville de Paris qui devient tentaculaire (grand Paris qui n’existe pas). Le plan de base des transports franciliens date des années....1950...!

Par contre je ne vois pas comment ceux qui travaillent pour un salaire de 1200€ pourront entretenir une voiture et payer loyer comme factures d’énergies.

Ceci est valable pour toute grosse agglomération, Bordeaux, Marseille, Lille....


——-

Source


Les prix immobiliers fous que Paris a atteint (près de 10 000€ du mètre carré) sont généralement mis sur le dos des taux d’intérêts très bas, des investisseurs, etc. Pourtant, l’un des principaux coupables de la hausse des prix à Paris est souvent oublié : la Mairie de Paris, actuellement occupée par Anne Hidalgo. Depuis l’élection du PS à la tête de la ville en 2001, la mairie revendique la création de 76 000 logements sociaux à Paris. Très largement « créés » par préemption de biens privés. C’est l’équivalent de deux fois et demi les ventes totales de biens immobiliers réalisées sur les 3 derniers mois selon les notaires (29 000). De quoi créer un déséquilibre massif qui renforce nettement la hausse des prix, les acheteurs devant se battre pour les rares biens restants.

Une situation inquiétante, sur lequel les notaires, peu habitués des coups d’éclat pourtant, tirent la sonnette d’alarme : les notaires de Paris et d’Ile-de-France dénoncent « une course effrénée aux préemptions au détriment du parc existant » selon les mots du Figaro. « Dans le même temps, près de 60.000 logements « nuitables » ont été supprimés ».A chaque fois qu’un logement est préempté, c’est un acheteur qui doit se reporter sur d’autres bien, dont il fait monter les prix. Un cercle infernal dont on voit l’effet dans des prix multipliés par plus de 2 fois et demi depuis 2001…

Seconde source

Pour la plupart des organismes, la nécessité de céder une partie du parc devient presque une question de survie. Ils doivent trouver le moyen de se financer. Le groupe 3F, par exemple, qui a perdu 40 % de son autofinancement avec la baisse des loyers, a pu récupérer 106 millions d'euros, soit les deux tiers de ses besoins annuels, en cédant 1 073 logemvents en 2017. Mais combien d'autres bailleurs sociaux moins solides risquent de péricliter ? Il ne faut pas se leurrer : pour parvenir à céder 1 % du parc - ou s'en approcher -, "les organismes vont devoir se séparer de leur patrimoine le plus attractif, situé dans les zones tendues, celles où la demande locative explose", regrette Stéphane Peu. Avec un risque de mettre fin à la mixité sociale. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Sans Modération.

------------

Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.