mardi 17 juillet 2018

Ma jolie histoire avec le Coran.

;)

J’étais sur un de mes chantiers. (J’aime construire;).
Un matin, je pars dans le camion de Moncef, entrepreneur tunisien, pour aller choisir des matériaux.
Le marbre du sol, en l’occurrence.

J’étais fatiguée et j’avais le moral en berne, ceux qui connaissent l’ambiance des chantiers comprendront... ;) par principe un chantier c’est surprises et tremblements à la chaîne.

Moncef se tourne vers moi et me dit « tu n’as pas l’air bien ce matin, je vais te réciter un extrait du coran, ça va te faire du bien ».

Moi : .....? ...ok...

Et là, il se met à parler en arabe littéraire dont je ne comprends pas un mot... et j’écoute...

Croyez-moi (ou pas) j’ai ressenti un immense apaisement et mon cœur s’est littéralement ouvert. Il y a un rythme dans la récitation du Coran, un rythme qui guérit.

Quand je suis descendue du camion j’étais heureuse et pleine d’énergie.

Quand on lit le coran en français ce n’est pas du tout la même chose. Il n’y a pas de « magie dans l’air. »

Ceux qui écrivent les « textes sacrés » savent très bien manier la magie des mots. Quand Tof dit que le coran est écrit dans la langue des oiseaux, je lui donne raison. J’insiste sur le fait que le Coran doit être psalmodié et non lu, chanté en quelque sorte. Les mots en arabe littéraire forment non une prière mais comme un fil que suit ton esprit pour rejoindre l'éternel.

Ce n’est pas le coran qui est mauvais et peu me chaut le rappel des sourates malveillantes car dans les textes bibliques il y a des appels à la vengeance ou aux meurtres. Ce n’est pas pour ça qu’on s’arme de machettes pour décapiter les passants.

J’ai aussi assisté dans ma vie à « la prière des bouddhas », une invocation de guérison qui appelle les êtres parfaits à venir bénir l’assistance.

L’amie avec qui j’étais venue s’est endormi profondément et j’ai vu les bouddhas danser...

Si, si... ;)

Les mots sont des armes et des remèdes puissants.

« Dis un seul mot et je serai guéri ». (Evangiles). Quel mot ? Seigneur ?

Je me suis posée cette question des milliers de fois, le mot m’échappe.... quand je pense qu’un seul mot nous sauverait...

« Au début était le verbe ». Le verbe. Tout est dit, rien n’est caché. Et on dit « la magie du verbe ».

Dieu est verbe. Peu importe qu’on en comprenne le sens le mot en lui-même parle.

La récitation de passages du coran m’a rendue heureuse comme le chant de bénédiction des bouddhas.

Intéressant aussi : ceux qui écrivent « ces textes sacrés » sont des magiciens ? Ils maîtrisent les ondes induites par les mots ? Qui sont ces gens ? D’où leur vient cette connaissance de la manipulation du cerveau humain ?

Quelle porte s’ouvre en moi ?

Dans les synagogues, c’est pareil. Si vous assistez un jour à une prière avec « onze hommes » il se passe la même chose. Le chant de l’hébreu entre en vous et vous emmène. C’est très fort et très beau.
Et c’est profond. Les prières sacrées avec onze hommes, de mon point de vue (qui vaut ce qu’il vaut ;) sont des chants incantatoires. Des incantations aux Elohim.

[NB : 11. Comme au foot ;) ].

Tous ces textes ne doivent pas être modifiés mais étudiés. A l’aide de tous les outils linguistiques à notre disposition.

Peut-être que certains l’ont déjà tenté... je ne sais pas.

L’alternative c’est de les laisser tels qu’ils sont sans curiosité et de les écouter pour guérir nos âmes.

J’en profite pour rappeler que la curiosité est un péché mortel ;)

J’ajoute que le coran n’est pas un récit. Son texte n’a pas de logique temporelle ou spatiale.

Le coran est un chant et peut-être même une sorte de danse. Parce que les rythmes appellent à bouger le corps dans lequel ils s’inscrivent.

-La bible, le récit.
-Les evangiles, les paraboles, le symbolique.
-Le coran, la psalmodie, le chant.

La langue des oiseaux, comme le dit Tof.