samedi 7 juillet 2018

L’islamisation de l’Algérie.

Si les femmes veulent voir un match de foot, qu'elles aillent voir jouer les footballeuses et nous laissent entre nous», lance Sid Ali, un chômeur de 22 ans, approuvé par ses copains hilares, regroupés devant le stade de leur club préféré, l'USMA (Union sportive de la Médina d'Alger). «On a besoin de se défouler entre garçons», poursuit le jeune homme, coiffé d'une iroquoise décolorée, sous-entendant que la présence de femmes les mettrait mal à l'aise, notamment au moment de se joindre aux torrents d'insultes à caractère sexuel que s'échangent les supporteurs. Pour certains hommes, le stade de football en Algérie s'impose ainsi comme un ultime bastion de virilité à défendre.

Aucune loi n'en interdit l'accès aux femmes, mais le stade de football est un territoire exclusivement masculin en Algérie. Jusque dans les années 1980, elles étaient nombreuses dans les gradins avec les hommes. C'était «la belle époque», quand la mixité était la norme dans la société algérienne, se souvient Djahida, une esthéticienne sexagénaire. Les naissances successives de ses deux enfants ont éloigné des stades cette fan de football. Puis vinrent les années de guerre civile (1992-2002), durant lesquelles on évitait tout lieu public. Aujourd'hui, plus question pour Djahida d'y retourner: elle a peur d'être insultée voire agressée.

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Sans Modération.

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Respecter les autres est la base de l'échange.

Il faut beaucoup d'efforts pour construire et peu de bêtise pour détruire.

Ni insulte, ni incivilité, ni appel à la haine raciale ne seront acceptés. Je supprimerai les commentaires en comportant.